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Pourquoi doit-on encore parler du VIH/sida en 2022?

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Cérémonie interreligieuse et marche commémorative

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Patchwork de vies

Patchwork de vies
Le Patchwork des vies, Genève, 1994
Les Quilts, ces patchworks à la mémoire des personnes décédées des suites du VIH ont accompagné visuellement l’épidémie. À l’occasion du 1er-Décembre, PVA-Genève organise une exposition qui met en valeur les archives photographiques, où l'on retrouve ces puissants patchworks.

Chaque année, à la même date, on voit fleurir de petits rubans rouges sur les vestes de passant·e·x·s en ville et sur nos écrans de télévision. Avant ce symbole de la lutte contre le VIH/sida, d’autres visuels commémoratifs ont été élaborés aux débuts de l’épidémie, notamment les Quilts, ou en français Patchwork des noms

L’idée de ce mémorial unique au monde germe dans la tête de Cleve Jones, militant américain impliqué pour les droits LGBTIQ+ et la lutte contre le virus, en 1985. Dans le cadre d’une manifestation organisée en souvenir de l’assassinat de Harvey Milk et de George Moscone, tous deux figures politiques de San Francisco et précurseurs des droits LGBTIQ+ aux USA, des pancartes où figurent les noms de personnes décédées des suites du VIH sont placardées sur un ancien bâtiment fédéral de San Francisco. Cette fresque de papier évoque à Cleve Jones une grande couverture faite de patchwork, à la façon d’un dessus de lit. Composée originellement de 1920 panneaux, ce patchwork de tissus géant sera présenté au public pour la première fois le 11 octobre 1987, à l’occasion de la Marche nationale sur Washington pour les droits lesbiens et gais. 

L’œuvre sert à rendre hommage aux personnes décédées du VIH/sida, à une époque où une honte immense pousse certaines familles à renier leurs proches atteints par la maladie et où la plupart des services funèbres refusent de traiter les corps des personnes contaminées par la maladie. Elle permet également de rendre visible l’ampleur de l’épidémie et de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs politiques. Au fur et à mesure des années, cette fresque grandit. Elle est aujourd’hui composée par pas loin de 50’000 panneaux et peut être admirée en ligne sur le site aidsmemorial.org.

En 1994, les Genevois·e·x·s exposent leur Patchwork au parc des Bastions. C’est l’un des souvenirs qui sera visible à l’occasion de l’exposition photographique mise sur pied par PVA-Genève, à la salle du Faubourg de Genève, le 1er décembre. On y trouvera également des clichés tirés des trente années d’existence et de lutte de l’association. Une matinée d’étude, organisée avec le centre Maurice Chalumeau, intitulée «Pourquoi doit-on encore parler du VIH/sida en 2022?», sera donnée de 7h30 à 14h. Une cérémonie interreligieuse, une marche commémorative à la bougie et un repas compléteront cette journée «à la fois militante, de réflexion et commémorative», selon les mots de Rocco Senatore, directeur de l’association PVA. 

Plus d’infos et programme complet sur le site www.pvageneve.ch 

 

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