
Croire qu’on peut reconnaître une lesbienne au premier regard, c’est déjà accepter une part de fantasme, de stéréotypes et de désir. Ongles courts, bague au pouce, regard qui s’attarde: entre codes communautaires, intuitions bancales et projections joyeuses, Annabelle interroge avec une pointe d'ironie ce fameux «gaydar» lesbien — et ce qu’il dit surtout de nous.