Si la visibilité a longtemps été pensée comme une condition d’accès aux droits et à la reconnaissance, l’hypervisibilité des corps queer interroge aujourd’hui ses effets politiques réels. En privilégiant certaines identités, certains corps et certains récits, elle produit des hiérarchies, renforce des normes et transforme la représentation en objet de consommation. À qui profite réellement cette mise en lumière? Décryptage d’un paradoxe contemporain.
Catégorie : Monde
Une rencontre sur Grindr commence par un «tu cherches quoi?». Une question simple, qui exige une réponse immédiate — vague, mais parfaitement vendable pour ne pas faire fuir « l’acheteur ». Du sérieux? Trop intense. Du cul? Trop queutard. «Je sais pas»? Ghosté direct. Sur Grindr, on ne cherche pas toujours quelqu’un·x — on cherche souvent la bonne réponse.
À force de célébrer certaines victoires comme des aboutissements, la communauté queer a peut-être perdu de vue ce qui faisait sa force collective. Derrière la nostalgie du «retour en 2016», se cache une période charnière où reconnaissance légale, fragmentation des luttes et montée de l’individualisme ont commencé à redessiner les contours du militantisme queer.
L’IA est un désastre écologique. Elle est aussi une arme politique. Alors quand les luttes progressistes hésitent à l’utiliser par souci d’éthique, une question dérangeante se pose : à qui laisse-t-on les algorithmes pendant ce temps-là ?
En 2025, le performative male était partout. Identifié par le magazine Dazed comme l’un des symptômes culturels de l’année, il cristallise pourtant une réalité bien plus large. Car la mise en scène de soi n’est pas une dérive récente: elle est devenue une condition sociale partagée.
En France, le suicide de Caroline Grandjean-Paccoud, une directrice d’école qui était victime de harcèlement lesbophobe, suscite émoi et colère au sein de la communauté lesbienne et LGBTIQA+. Le point avec l’activiste parisienne Silvia Casalino, directrice exécutive de l’organisation lesbienne EL*C.
L’histoire de notre communauté est écrite dans la lutte, de Stonewall à ACT UP, face à l’oppression, la colère monte et la résistance s’organise. Aujourd’hui, face au néofascisme ambiant, cultiver nos colères devient essentiel pour transformer cette énergie en une lutte organisée, capable d’engendrer le changement et de résister collectivement.
Né en Suisse de parents camerounais et établi au Canada, le militant des droits humains et LGBTIQ+ Fabrice Nguena signe Afroqueer, 25 voix engagées. Rencontre avec un défenseur de la justice sociale et de l’intersectionnalité.
Invité du lancement de la campagne contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie 2024 de la Ville de Genève, le chercheur, auteur et militant français Cy Lecerf Maulpoix présente sa démarche pour une écologie queer. Il y réfléchit sur ce que le capitalisme prédateur, les crises climatiques ou encore certains discours écologiques font sur les corps et les sujets.
Fruit d’un travail acharné, ILGA World met à disposition du public une base de données des droits des personnes LGBTIQ+ à travers la planète. L’objectif: s’informer pour mieux se défendre.
Avocate des personnes trans*, bouc-émissaires de la campagne des Midterms, Maura Healey a enregistré une victoire porteuse d’espoir pour la communauté LGBTIQ+ américaine.
Un kiss-in s’est tenu devant le musée zurichois de la Fédération de foot, accusée de fermer les yeux sur la politique LGBTIQphobe du Qatar, hôte du Mondial.
Dans la scène gaie de Milwaukee, où Jeffrey Dahmer avait fait de multiples victimes, l’engouement pour le tueur en série vedette de Netflix passe mal à l’approche de Halloween.
