Tendances New York

À l’aube de ses 100 ans, elle veut réaliser les rêves des aîné·e·s LGBTQ+

9 juin 2020

Robina enseigne encore le pilotage, comme ici en juin 2019. Capture: InsideEdition.

Vétérane de la Seconde guerre mondiale et pionnière de la cause trans*, l’Américaine Robina Asti a lancé un fonds pour venir en aide, notamment, aux personnes marginalisées de sa propre génération.

À 99 ans, Robina Asti ne se laisse pas abattre par la crise du Covid-19, qui l’a confinée à domicile. «Quand je me réveille le matin et vois la lumière du jour, je me dis: j’ai passé la nuit, super non? Je me réjouis d’une nouvelle journée, quoi qu’il arrive.» C’est que cette New-Yorkaise n’a rien d’une paisible retraitée. Elle est d’abord une pionnière de la cause trans* après avoir changé de sexe en 1976, alors qu’elle était vice-présidente d’un important fonds de placement mutuel. Et ce n’est de loin pas l’unique bataille menée par celle qui a été pilote dans la Navy pendant la Seconde guerre mondiale. Après le décès de son mari, elle a lutté – avec succès – pour son droit à obtenir une rente de veuve.

Aujourd’hui, Robina a décidé de se faire l’avocate d’une génération rendue anonyme. «En tant que personne âgée à New York, j’ai réalisé à quel point nous sommes invisibles. On ne me reconnaît plus en tant que personne, et c’est dur à vivre», témoigne-t-elle à InsideEdition. Robina a ainsi entrepris une levée de fonds. Son objectif: réunir 1 million de dollars et créer une fondation qui aidera les aîné·e·s LGBTQ+ en situation précaire, ainsi que les jeunes sans abri, à «réaliser leur rêve».

Piloter encore
Le nom de cette fondation, Cloud Dancers, se réfère à sa grande passion: voler. Car Robina pilote encore. Elle est même l’une des vieilles instructrices de pilotage du monde en activité, même si le coronavirus la cloue au sol pour l’instant. Elle a hâte de reprendre les commandes tant que sa licence est encore valable. Elle arrive à échéance en 2021, quand elle a aura 101 ans. «Peut-être que je prendrai ma retraite alors… on verra», confie la New-Yorkaise.

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