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Meurtres de militants gay en toute impunité

Le 4 mai, le responsable d'une importante association LGBT mexicaine était assassiné. Les enquêteurs suspectent les proches de la victime, malgré les menaces de mort dont ce dernier avait été la cible. Une affaire hélas trop banale en Amérique latine.

Selon la Commission interaméricaine des Droits de l’homme, quelque 50 militants gay, lesbiennes ou trans ont été assassinés en 2010 en Amérique latine. Dans la plupart des cas, ces crimes sont restés impunis. Cela pourrait bien être le cas, également, de la dernière attaque en date, celle qui a coûté la vie au directeur du Ceprodehi, une association LGBT régionale de l’Etat de Guerrero, dans le sud du Mexique.

Quetzalcóatl Leija Herrera, âgé de 33 ans, a été tabassé à mort le 4 mai dernier dans la capitale régionale du Guerrero, Chilpancingo. C’est dans cette ville qu’il préparait avec son organisation une gay pride annuelle, prévue le 30 juin prochain. L’événement lui avait valu, comme à ses collègues, des menaces de mort envoyées sur son téléphone portable. Le militant s’était également porté partie civile, au nom de son organisation, dans pas moins de 16 procès lié à des violences homophobes.

Proches inquiétés
Le crime fait craindre d’autres attaques contre les défenseurs des droits des LGBT. Pourtant, à la veille d’une marche organisée par le Ceprodehi en hommage au militant assassiné, qui coïncidera avec la Journée mondiale contre l’homophobie, la police ne semble pas prendre en compte la piste d’un acte homophobe. Jusqu’à présent, les investigations aurait été dirigée exclusivement sur les proches de Herrera, et les membres de son associations. L’un d’entre eux aurait été détenu pendant 48 heures. «C’est une tendance dans les enquêtes sur les attaques homophobes qui malheureusement se répète», relève Amnesty International. L’organisation vient de lancer une campagne pour exiger des autorités régionales «une enquête exhaustive et impartiale» sur ce meurtre.