Culture Cinéma

Danseuse en quête de libération

18 août 2020

Mariana Di Girolamo et Gael García Bernal

Film incandescent et complexe, «Ema y Gastón» est une surprise signée du Chilien Pablo Larraín.

Après sa trilogie sur la dictature Pinochet et ses biopics sur Pablo Neruda et Jackie Kennedy, Pablo Larraín, grand réalisateur chilien issu d’un milieu aisé et fils de l’une des principales figures du parti démocrate-chrétien, revient au présent avec «Ema y Gastón». Ce film incandescent, féministe, au récit complexe, se déroule sur fond de danse salvatrice.

Ema (Mariana Di Girolamo), danseuse, professeur d’expression corporelle, et Gastón (Gael García Bernal), son mari chorégraphe qui accompagne sa troupe expérimentale, ont adopté Polo, petit garçon colombien qui a vécu dix mois avec eux. Ces deux êtres aux caractères opposés sont débordés dans leur tâche de parents. Après que Polo a mis le feu à la maison, Ema se résout à le rendre aux services sociaux. Cet abandon et la tentative de le récupérer mettent le couple à rude épreuve.

Ballet sexuel et libertaire

Mêlant culpabilité, malaise, passion et tension, Pablo Larraín nous plonge dans un océan d’images et de sons. Il nous entraîne dans une expérience sensorielle en forme de ballet sexuel et libertaire où la jeune Ema, héroïne bouillonnante de passion et d’énergie danse de toutes ses forces, partant dans une sorte d’odyssée sauvage à travers la ville en quête de sa libération personnelle et éventuellement d’une nouvelle vie. Suivant Ema, les danseuses investissent les places publiques, se déhanchant et se pliant au rythme du reggaeton que Gastón déteste.

Dès ce mercredi sur les écrans romands.

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