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The Summer with Carmen, romance gay désinhibée

The Summer with Carmen, romance gay désinhibée
Yorgos Tsiantoulas (Demosthenes) et Andreas Labropoulos (Nikitas).

Entre nudité, drague homo, rapports sexuels crus et rupture douloureuse, Zacharias Mavroeidis livre une comédie de mœurs en forme de métafiction érotique.

Une belle paire de jambes et des fesses rebondies, des pieds enchevêtrés, un homme avec une pancarte proposant des câlins ou plus si affinités, des rochers blancs chauffés au soleil, une plage naturiste proche du centre d’Athènes, propice à la bronzette et à la drague homo, une mer d’un bleu azur sublime, donnant une envie irrésistible d’y plonger…

Sea, sex and sun. C’est dans ce décor lumineux, très coloré, posé par l’auteur grec Zacharias Mavroeidis, qu’apparaissent deux amis, Demosthenes et Nikitas, principaux héros de The Summer with Carmen. Demos, 33 ans, est un ancien acteur aujourd’hui fonctionnaire. Ce barbu à la sexualité débridée, fier d’un corps poilu qu’il n’hésite pas à exhiber, a du mal à se remettre de sa rupture avec Panos après quatre ans de vie commune.

Un scénario inspiré du vécu des protagonistes

Plus réservé, Nikitas, que l’on devine assez rapidement amoureux de Demos, est vêtu d’un maillot de bain et d’un chemisier de soie. Cet éphèbe de 27 ans aux cheveux mi-roses, mi-violets, est également un ancien acteur, mais devenu, lui, réalisateur. il est chargé par son producteur d’écrire un film fun, sexy et pas cher. Demos et Nikitas vont donc tenter, non sans moult difficultés et arguments opposés, d’imaginer un scénario inspiré de leur propre vécu, surtout celui de Demos, au cours d’un récit situé dans le même lieu un an plus tôt.

Avec cette mise en abyme, Zacharias Mavroeidis propose une comédie de mœurs gay en forme de métafiction érotique, entre audacieux étalage de nudité et rapports sexuels crus. Il évite toutefois de tomber dans le racolage et le graveleux à tendance porno grâce à une bonne dose d’humour, d’autodérision et de dialogues à la fois savoureux et sérieux, comme ces réflexions plus ou moins philosophiques sur le besoin de s’impliquer dans une relation, sans heurter ses parents et en restant fidèle à ses amis.

Une série de messages

The Summer with Carmen, du nom de la chienne de Panos adoptée par Demos comme pour atténuer la douleur de la séparation, parle par ailleurs beaucoup de cinéma. Pas seulement en citant Xavier Dolan à plusieurs reprises ou en évoquant de loin Pedro Almodovar. De fait, au début du film, on définit les règles de la réalisation, le découpage du scénario en trois actes ou encore l’établissement d’un parallèle entre fiction et vraie vie.

Zacharias Mavroeidis fait aussi passer des messages tout au long de cette intrigue à tiroirs joyeusement désinhibée, au point de rendre son opus un peu trop bavard et de lui faire souffrir de quelques longueurs. Ils se résument en une série de points à la fin du générique, comme autant de maximes amusantes à méditer. Tous les hétéros n’en ont pas l’air. Toutes les mères ont pu avoir honte de leur enfant. La réalité n’est pas toujours réaliste. Se connaître est une illusion. Nous sommes tous de tristes petits pédés. Et enfin, les bisexuels existent. Dont acte…

The Summer with Carmen, de Zacharias Mavroeidis. Sortie dans les salles de Suisse romande mercredi 19 juin.
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