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Ciel, mon mari est gay!

Kris Humphries et Hulk Hogan sont les deux dernières cibles d'une nouvelle tendance du ragot people: le outing conjugal. Un genre en soi, où la virilité bafouée rencontre la violence et l'érotisme bruts.

Que les couples de célébrités s’insultent par l’intermédiaire de biographies au rabais ou s’étripent sur des plateaux de trash TV, c’est bien. Mais quand madame lâche publiquement que monsieur préfère les garçons, c’est encore mieux. Les amateurs de ce type de vaudeville sont gâtés, ces jours, avec coup sur coup deux outings conjugaux: celui de l’inénarrable couple Kris Humphries-Kim Kardashian et celui du non moins flamboyant duo Hulk Hogan et Linda Bollea.

Fantasmes
Récapitulons. Linda Bollea a publié un livre dont elle fait la promo à la télévision et où elle balance à qui veut bien l’entendre que l’icône du catch est homosexuel. L’incroyable Hulk préférait à ses bras fin de divine bimbo le crâne cabossé d’un de ses camarades catcheurs… un certain Brutus Beefcake. On imagine la scène.

Quant à l’autre couple, leurs déchirements se sont étalés fin novembre à la une de journaux people. Après 72 jours de mariage – si c’est pas triste. «Star Magazine», pas vraiment réputé pour la qualité de ses investigations, en a rajouté une couche. Selon une «source» proche de la famille Kardashian, Kim a accusé Kris Humphries d’avoir fui la couche nuptiale après leur lune de miel. «Kris est gay», aurait-elle conclu, (faussement) dépitée. Inutile de préciser que le sportif de 26 ans a qualifié ces rumeurs de «ridicules». Ridicules mais tellement jouissives que la revue gay «Outsports» s’est laissé aller à fantasmer «Est-ce un signe? [Kris Humphries] s’habille ben, il se fait faire des manucures, ils se rase les aisselles! N’est-ce pas ce que font tous les hommes gay? En plus, il passe du temps avec les Kardashian. Si ce n’est pas une recette pour redevenir gay! gay! GAY!», s’emballe un éditorialiste.

Ce n’est pas la première fois que des célébrités du monde du sport (même d’opérette, pour le cas de Hulk) se retrouvent accusés d’être gay par leur propre femme. Ces dernières savent sans doute que ces insinuations se traduiront, dans les gradins, en sifflets et insultes (mais c’est une autre histoire). Ainsi, en 2006, un joueur de foot américain, Michael Strahan, avait également fait les gros titre. Son épouse s’était publiquement épouvantée du fait qu’au terme d’une énième dispute, son mec ait emménagé chez Ian Smith, une célébrité de la télé dont l’appartement ne disposait selon elle que d’une seule chambre à coucher. Et l’année dernière, c’était la virilité de la star du baseball Roberto Alomar qui était mise en question par son épouse.

Les homos refoulés sont des salauds
Là où l’affaire se corse, c’est que dans ces quatre cas, les accusations d’homosexualité sont liées à des soupçons de violences physique et psychologique. Si Humphries se serait contenté de rabaisser Kim en public et de la traiter de «gros cul», Strahan et Alomar auraient, eux, régulièrement fiché des raclées à leur douce moitié. Quant à Hogan, il se serait comporté chez lui comme sur un ring, traînant sa femme par les cheveux et tentant de l’étrangler.

La morale commune de ces histoires, «Méfiez-vous des homos refoulés, ce sont d’immondes salauds», fait une excellente ficelle dramatique. Au cinéma, ça a donné le divin «Reflets dans un œil d’or» (voir la bande-annonce ci-dessous) et le sublimissime «Loin du paradis». On peut être parier qu’après la littérature et le cinéma, ce genre va faire florès sur le papier glacé des pages people.