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Conseil fédéral: un candidat gai, mais pas vraiment un allié

Conseil fédéral: un candidat gai, mais pas vraiment un allié
Photo: Parlement.ch
L'ex-conseiller national UDC Hans-Ueli Vogt se lance dans la course à la succession d'Ueli Maurer au Conseil fédéral. S'il est élu, la communauté LGBTIQ+ ne pourra pas trop compter sur lui, à en juger par son parcours au parlement.

Un homme ouvertement gai va-t-il être choisi pour rejoindre le gouvernement suisse lors de l’élection du 7 décembre au parlement? Ce scénario n’est pas exclu après la candidature de Hans-Ueli Vogt, ancien conseiller national UDC (2015-2021). Ce prof de droit de 52 ans a l’avantage de venir d’un canton, Zurich, qui risque de perdre sa représentation au Conseil fédéral après le départ d’Ueli Maurer.

Son homosexualité? En conférence de presse, ce mercredi, Vogt a fait mine d’être surpris de la question. «En tant que membre d’une minorité, j’ai appris l’empathie, la compréhension et la sensibilité – des qualités qui ne peuvent que profiter» à un conseiller fédéral. Le président de la section cantonale de l’UDC a également soutenu que cet aspect ne devait pas être un handicap «dans une société tolérante», relève 20 Minuten.

Au National, Hans-Ueli Vogt avait voté oui au mariage pour tous en décembre 2020. Par contre, il s’était abstenu lors des votes sur le changement d’état civil facilité pour les personnes trans et lors du vote sur la norme pénale contre la discrimination, deux ans plus tôt. Ce n’est donc pas forcément un allié pour les personnes LGBTIQ+ en Suisse, même si l’homme est classé dans les «progressistes» de l’UDC.

Hans-Ueli contre les «juges étrangers»
Progressiste, il l’a été beaucoup moins quand il a pris la tête de la bataille pour que la Constitution suisse prime sur le droit international, lors de l’initiative dite «contre les juges étrangers», en 2018. Une attaque visant notamment le mécanisme de la Cour européenne des droits de l’homme, rempart important pour les droits des minorités. Heureusement, l’initiative échouera lamentablement dans les urnes (66% de non).

Discret sur son homosexualité après son coming-out de 2015, le Zurichois l’invoque néanmoins – en bon UDC – lorsqu’il s’agit de pourfendre «l’immigration de masse», «une menace pour l’ouverture de notre société». On peut aussi rappeler qu’à la même époque, il avait minimisé les propos haineux de son collègue Toni Bortoluzzi (les homosexuels «ont le cerveau à l’envers»): aucun gai «ne devrait se sentir concerné», avait-il considéré.

One thought on “Conseil fédéral: un candidat gai, mais pas vraiment un allié

  1. Lol, comme si personne ne savais qui y avais un consensus entre bourges. Ce qui inclut également certains homosel-les défroqués qui du moment que leurs petites vies fonctionnent bien. Oh on fait une croisière. Oh on va au ski. Oh on se came. Tranquille. La belle vie quoi. Et à ceux qui dise l’homophobie intériorisé c’est ce qui fait jaser et qui rend haineux, Ils feraient mieux de faire un examen de conscience. Oh suis défoncé, j’ai plus de conscience! Toujours avoir un gay sous la main, c’est pratique pour lustrer sans se tacher les mains.

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