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Ras-le-bol des mâles sur les sites lesbiens!

Dattch, une nouvelle application de rencontres réservée aux femmes, s'attaque aux faux profils qui pourrissent les plateformes destinées aux lesbiennes. A la clé, un marché publicitaire convoité.

Beaucoup a été dit, à ce jour, sur la révolution sexuelle engendrée par l’application de drague gay avec géolocalisation Grindr. Mais qu’en est-il des femmes lesbiennes? D’après Robyn Exton, une développeuse établie au Royaume-Uni, elles restent sur leur faim avec les plateformes actuelles, d’après elle mal adaptées à ce public spécifique. Aussi cette jeune Britannique a-t-elle lancé, en novembre dernier, une nouvelle application: Dattch. Les premiers résultats sont encourageants. Contrairement à l’idée reçue qui veut que les femmes qui aiment les femmes soient plutôt réservées à l’idée de rencontrer quelqu’un en ligne, les premières abonnées à Dattch semblent tchatter et naviguer encore davantage que leur contreparties masculines sur les applications telles que Grindr.

Fantasmes
Dattch n’est évidemment pas la première application du genre, si ce n’est que Robyn ambitionne de s’attaquer au principal problème que rencontrent, sur le Réseau, les femmes qui aiment les femmes: l’invasion par des hommes désireux d’assouvir leurs fantasmes lesbiens.

Toujours en version beta, Dattch est pour l’instant limité à Londres, et accessible sur invitation uniquement. Pourtant, il attirerait un nombre considérable de faux profils créés par des hommes. Dattch a pris le parti de les vérifier manuellement. Leur camouflage est souvent sommaire, raconte Robyn au site féminin «The Gloss». L’e-mail laissé par certains comprend un nom masculin. D’autres créent des pages Facebook pour leur avatar féminin. Mais là encore, les usurpateurs sont relativement faciles à repérer: photos douteuses, absence d’amis et d’intérêts, création de la page remontant à la veille…

Futile
«C’est extrêmement triste de voir qu’il y a des gens qui prennent autant de temps et d’énergie pour essayer de courtiser ou de convertir des femmes qui indiquent aussi clairement qu’elles ne sont pas intéressées», soupire la développeuse. Et pour quoi faire, puisque les masques tomberont inévitablement en cas de rencontre? «La notion d’inaccessibilité est quelque part attirante pour ceux qui aiment la chasse – aussi futile soit-elle», estime Robyn.

A vrai dire, ce petit jeu de détective a également des arrière-pensées commerciales. Sur le site «The Next Web», elle explique qu’une base de membres de qualité pourrait devenir le premier atout de Dattch, qui envisage de lancer une adhésion premium (l’app est gratuite pour l’instant). En outre, les femmes connectées pourraient attirer des annonceurs publicitaires, qui peinent actuellement à cibler ce marché.