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Le réveillon gay des «covidiots» tourne au naufrage

Une party organisée au mépris des mesures sanitaires s’est mal terminée pour une soixantaine de touristes gay américains qui fêtaient Nouvel-An au Mexique.

L’humeur n’était pas à la fête lors de cette fin d’année 2020? Pas pour tout le monde. Covid ou pas, certains étaient bien décidés à s’éclater comme si de rien n’était. Au risque de passer pour des «covidiots» et des «irresponsables». C’est le cas des participants à un calamiteux réveillon gay au large de Puerto Vallarta, le 31 décembre.

Les autorités de cette région mexicaine prisée des touristes américains avaient interdit les rassemblements de plus de huit personnes et imposé la fermeture des bars à 19h. Qu’à cela ne tienne, la compagnie PV Delice Party Cruise avait annoncé qu’elle maintenait son événement de la Saint-Sylvestre. Le programme avait de quoi faire saliver: forfait open-bar, clothing optional, DJs et gogo boys, le tout sur une plage «isolée».

Message pas si confidentiel

Dans un message confidentiel envoyés aux clients, l’organisateur avait toutefois pressé ces derniers de ne pas révéler le lieu de la soirée et de ne poster aucune photo sur les réseaux sociaux. Mais évidemment, ce message n’a pas tardé à circuler sur ces mêmes réseaux sociaux, provoquant un premier shitstorm… suivi d’un vrai naufrage.

Car à peine parti, en fin d’après-midi, un bateau transportant les clubbers s’est retrouvé en détresse, rapporte «Newsweek». Après avoir fait demi-tour, il s’est mis à couler en approchant du rivage. «Je pense que l’équipage ne savait simplement pas manœuvrer», a confié un témoin, notant que la mer n’était pas particulièrement agitée ce jour-là.

Passé un moment de panique, les 60 personnes à la mer ont été rapidement secourues par d’autres embarcations. Personne n’aurait été blessé. Heureusement, car les hôpitaux de la région sont pleins à craquer depuis plus d’une semaine.

«Superspreader»

Aux États-Unis, les médias LGBTQ+ n’ont pas été tendres avec l’organisateur américain, qualifié de superspreader. Deux jours plus tôt, le même épithète avait été accolé à un autre label réputé de l’événementiel gay, Circuit, qui avait organisé un open air sur une plage de Rio de Janeiro. Après l’apparition sur les réseaux de photos montrant quelque 2000 fêtards dansant sans masque ni distance sociale, la soirée avait été fermée par la police et les clubbers dispersés.

Thèmes: Coronavirus  Etats-Unis  Mexique 

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