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Homosexuels pas victimes des propos homophobes

Le Tribunal Fédéral a rendu un Arrêt défavorable concernant l'affaire de la publication du texte "Non à la banalisation des homosexuels" par les Jeunes UDC valaisans.

Le 17 mai 2009, lors de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, le président des Jeunes UDC valaisans, Grégory Logean, et sa secrétaire, Noélie Bron, avaient décidé de jouer une contre-partition virulente, dénonçant à tout-va un « comportement déviant » et condamnant le fait que les institutions « promeuvent un choix de vie qui s’inscrit contre la famille ». Suite à ces propos suintant la provocation, quarante personnes, dont cinq membres de 360, avaient porté plainte pour injure contre le comité des Jeunes UDC mais un juge d’instruction a refusé d’y donner suite, décision confirmée par le Tribunal cantonal le 29 mars 2010.

Les plaignants avaient donc porté l’affaire devant le Tribunal Fédéral. Mais l’autorité judiciaire suprême du pays a rejeté la plainte, jugeant que l’atteinte à l’honneur doit concerner une ou plusieurs personnes désignées précisément. Or, cinq juges ont estimé que le fait d’émettre un jugement sur la communauté homosexuelle ne permet pas d’identifier des éléments « assez individualisés ». De plus, ils précisent que l’article 261 bis du Code Pénal, concernant la discrimination raciale, ethnique ou religieuse, ne mentionne pas l’homosexualité. Une posture qui démontre « une volonté claire du législateur » qui refuse de protéger les homosexuels en tant que groupe.

Grégory Logean se fait mousser
Pour le président des Jeunes UDC valaisans, cette décision constitue « la victoire définitive de la liberté d’expression », rajoutant, tout en subtilité, « [qu’]on peut considérer comme licite le propos consistant à rappeler que l’homosexualité est un comportement déviant ». Se réjouissant de la défaite du « lobby homosexuel », il affirme vouloir continuer son combat pour la préservation des « principes et valeurs sur lesquels repose notre civilisation chrétienne ». Toutefois, la plainte pourrait être portée devant la Cour européenne des droits de l’Homme, dernier recours possible pour les quarante plaignants. Cette dernière a pris à plusieurs reprises ces dernières années des positions favorables aux droits LGBT, comme lorsqu’elle avait reconnu l’adoption d’un enfant pour une institutrice lesbienne française en 2008.