Vers un coup de boost pour les revendications LGBTIQ+?

La vague verte aux élections fédérales d’hier devrait être bénéfique aux dossiers en cours, du mariage pour tous à la reconnaissance des crimes de haine, en passant par l’interdiction des thérapies de conversion.

Au lendemain des élections fédérales, la poussée des partis écologistes est manifestement une excellente nouvelle pour les communautés LGBTIQ+ en Suisse. Soutiens constants de leurs revendications depuis des années, aux côtés du PS, les Verts gagnent 17 sièges et les Vert’libéraux 9 au National. Ce dernier parti est notamment à l’origine, en 2013, de l’initiative pour le mariage pour tous, encore en cours d’examen sous la Coupole. Il doit prochainement atterrir au Conseil des États, où la question de l’ouverture des dons de sperme aux couples de femmes sera le principal enjeu. Reste à voir si le second tour du scrutin dans 14 cantons, le 10 novembre, aboutira aussi à un renforcement de la gauche et des écolos à la Chambre haute.

Parmi les autres sujets chauds pour les LGBTIQ+ suisses, la réforme de l’état-civil pour les personnes trans ou encore l’interdiction des thérapies de conversion seront aussi au menu du Parlement dans les prochains mois. Comme le remarque le site du magazine alémanique «Mannschaft», il manquera une voix importante dans ces débats: la conseillère nationale PBD Rosmarie Quadranti, auteure de plusieurs objets, n’a pas été réélue à Lucerne. Récemment, elle a introduit un texte demandant la création de statistiques sur les motifs homophobes ou transphobes dans les crimes de haine, accueilli favorablement au National.

Plusieurs autres soutiens quittent aussi leur siège à l’issue de cette législature, comme les conseillers nationaux socialistes Martin Naef, non réélu à Zurich, et Manuel Tornare (GE), qui ne se représentait pas. Après 20 ans sous la Coupole, le sénateur Claude Janiak (BL) tire aussi sa révérence. Le socialiste avait été l’un des premiers membres du Parlement helvétique ouvertement gay.

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