Des photogrammes de P., pris par les caméras de surveillance de l'Ostbahnhof, avaient été diffusés par la police de Berlin.

Le «meurtrier des darkrooms» a fait trois victimes

C’est l’épilogue d’un cauchemar dans la scène gay de la capitale allemande. Un individu de 37 ans infligeait à ses victimes des doses mortelles de GHB afin de les dévaliser. Trois hommes sont morts, un autre s’en est tiré in extremis.

Au matin du 5 mai, un homme de 32 ans était trouvé mort dans la backroom d’un bar de berlin, le Grosse Freiheit 114. Le décès avait été provoqué par l’absorption d’une forte dose de GHB, la trop fameuse «drogue du violeur». Le trentenaire avait été dépouillé de ses valeurs. A l’aide des images d’une caméra de surveillance, un homme a pu être identifié et arrêté samedi: P., 37 ans, venait d’acheter un billet de train pour Sarrebruck, sa ville d’origine près des frontières luxembourgeoise et française, avec la carte de la victime.

Placé en détention, il a reconnu avoir versé du GHB dans la boisson de sa victime afin de le dévaliser. Queer.de a rapporté dimanche que le meurtrier présumé avait sévi à deux autres reprises. Le 26 avril, il avait drogué une connaissance dans son appartement du quartier de Mitte. Là encore, la victime était décédée. Par ailleurs, juste après avoir quitté le bar gay le 5 mai, il avait versé du GHB dans le verre d’un homme rencontré dans une station de métro avant de lui voler son portefeuille. Une passante avait alors appelé les secours, permettant de sauver la vie de la victime in extremis. Mardi, la presse berlinoise a fait état d’un troisième décès: celui d’un homme de 41 ans retrouvé mort à son domicile le 16 mai. P. a avoué également ce crime.

Le suspect a été inculpé de meurtre et de tentative de meurtre. Il aurait agi «sournoisement» par seul appât du gain, selon les enquêteurs.

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