Massacres d’homosexuels: le chef du Sentier lumineux ne regrette rien

Arrêté récemment, l’ex-commandant de la guérilla maoïste au Pérou justifie les assassinats massifs de gays et de trans comme des «faits de guerre».

«J’assume tout». Capturé le 12 février dernier, l’ancien chef du Sentier lumineux a reconnu sa responsabilité dans le meurtre de 99 personnes entre 1989 et l’année dernière, dont 32 civils. Florindo Eleuterio Flores Hala, alias «Camarade Artemio» a précisé que ces derniers n’étaient «n’étaient pas de simples civils. Il s’agissait d’informateurs, de collaborateurs des forces de l’ordre, de traîtres au parti, de délinquants de droits communs et d’homosexuels.» Il justifie ces crimes comme des «faits de guerre», rapporte le blog LGBT espagnol DosManzanas.

La politique de «nettoyage social» menée par les guérillas du Sentier lumineux et de Tupac Amaru auraient fait un millier de morts parmi les travestis et les homosexuels péruviens. Au tournant des années 1980-1990, plusieurs massacres d’homosexuels présumés avaient été perpétrés, certains précédés de mutilations sexuelles. Le Mouvement homosexuel de Lima, l’une des principales organisations LGBT péruviennes, a demandé une «condamnation exemplaires» contre le guérillero afin de «guérir notre pays d’un des chapitres les plus tristes et honteux de son histoire.» Elle envisage de se constituer partie civile.

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