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Entre homophobie et auto-censure, les Républicains se cherchent

Alors qu'une députée de l'Etat d'Oklahoma affirme que les homosexuels sont «plus dangereux que les terroristes», les Républicains de l'Oregon suppriment le contenu anti-gay de leur site.

Habituée des déclarations outrageuses, Sally Kern (photo), députée républicaine de l’Etat d’Oklahoma, bien que rappelée à l’ordre en mai dernier par la Chambre des Représentants pour ses propos sur les afro-américains et les femmes, a récidivé dans l’attaque contre une minorité le 11 septembre dernier. Dans l’émission radiophonique de Peter LaBarbera «Les Américains pour la vérité sur l’homosexualité» (sic), elle a affirmé que «l’homosexualité est plus dangereuse que le terrorisme» dans la mesure où «cela détruit la fibre morale de la Nation». Elle ajoute: «Savez-vous, en termes pratiques, qu’est-ce qui a détruit ou mis fin au plus grand nombre de vies? Les attaques terroristes ici en Amérique ou le SIDA?» Avant de conclure en soulignant que «les jeunes sont bombardés de messages tels que ‘l’homosexualité est normale et naturelle’. Ils doivent y faire face tous les jours. Heureusement, nous n’avons pas à faire face tous les jours à des attaques terroristes.» Des propos qui n’ont pas encore été commentés par le parti Républicain alors que les candidats à l’investiture étaient réunis hier en Floride pour un nouveau débat.

Dans l’Etat d’Oregon, dirigé par les Démocrates depuis 1987, on fait au contraire tout pour gommer les propos ou les idées anti-gay. Un recentrage qui se concrétise notamment par le fait de retirer de la plate-forme Internet du parti toute attaque contre les unions civiles homosexuelles ou l’homoparentalité. Greg Leo, porte-parole du parti, souligne qu’il veut «que le public ait une autre image par rapport aux Républicains et nos politiques». Désirant se concentrer sur les questions de l’emploi et de l’économie, le parti entend ainsi éviter d’être attaqué sur les sujets sociaux et espère attirer un électorat plus jeune réputé moins conservateur sur les questions de sexualité.

Alors que la bataille entre les huit candidats à la primaire fait rage, il semblerait bien que le prochain candidat républicain sera un ultra-conservateur. Les deux favoris, Rick Perry et Mitt Romney, ainsi que l’outsider Michelle Bachmann, ont en tout cas jusqu’ici affiché des positions très hostiles à la communauté LGBT.