Etudes genre à l'école: de la propagande gay selon les cathos

L’introduction en France des «gender studies» dans les lycées provoque le courroux de la cathosphère et de Christine Boutin qui crient à la promotion de l’homosexualité.

Dès la rentrée, les lycéens en première année, qui ont en moyenne 16 ans, étudieront, dans le cadre des cours de Science de la vie et de la terre, les préceptes des «gender studies». Nées à la fin des années 60, ce courant scientifique conteste tout lien naturel entre sexe biologique et identité de genre. Très répandues dans les universités, elles étaient jusqu’alors absentes des écoles obligatoires en France mais pourront désormais faire l’objet d’un sujet d’examen au baccalauréat. Leur introduction par le ministre de l’Education nationale Luc Chatel ne va toutefois pas sans hérisser le poil des associations et partis politiques chrétiens qui y voient une dérive idéologique de l’école et de l’Etat.

Le secrétaire général adjoint de l’enseignement catholique Claude Berruer, dans un courrier au ministre, dénonce une théorie qui «se diffuse dans notre environnement». Un collectif d’enseignants du public baptisé «L’école déboussolée» a même adressé à Luc Chatel une pétition, munie de 30’000 signatures, qui exige entre autres que le chapitre «Devenir homme ou femme» ne soit pas au programme des épreuves du bac en 2012. De leur côtés, certains parlementaires de droite comme Christian Vanneste s’étrangle de voir une «théorie fumeuse qui tend à imposer une conception issue d’un culturalisme dévoyé» faire son entrée dans les établissements scolaires. Mais c’est Christine Boutin, à la tête du Parti Chrétien-Démocrate et candidate à l’élection présidentielle, que l’on a le plus entendu à ce sujet.

Le retour de la pasionaria anti-gay
Cette députée s’était notamment illustrée durant le débat sur le PACS en faisant pénétrer une Bible dans l’hémicycle pour justifier son refus de la mesure. Lors des débats, elle avait tenu des positions particulièrement homophobes en déclarant notamment: «Qu’est-ce que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’un être à pouvoir atteindre l’autre dans sa différence sexuelle?». Toujours dans cette même idée, elle dénonce aujourd’hui, au sujet de l’introduction des études genre, le fait que «l’école devienne un lieu de propagande, où l’adolescent serait l’otage de préoccupations de groupes minoritaires en mal d’imposer une vision de la normalité que le peuple français ne partage pas». Une manière d’agiter une nouvelle fois la menace d’un prosélytisme gay et lesbien à l’intention de la jeunesse.

2 comments

Rab: Fais gaffe, il y en a qui on repris des amendes pour ce genre de commentaires ;-). En passant elle n’aime pas du tout les metalleux non plus, cette « chère dame », elle a infructueusement essayer de faire annuler le Hellfest, un festival de metal en France. Enfin voilà, juste pour situer le personnage.

Comments are closed.

À lire également