Festival

Arosa Gay Ski Week

Arosa, 21 janvier 2023 - 28 janvier 2023
Bars & Clubs

Dialogai fait sa crise

Genève, sam 3 décembre, 22:00
Community

Pourquoi doit-on encore parler du VIH/sida en 2022?

Genève, jeu 1 décembre, 7:30

Spornosexuel, le nouvel idéal viril

Au croisement du look sportif et du porno (gay), le nouveau concept remplacerait le métrosexuel, qui a fait son temps, estime la presse anglosaxonne.

Le mot a été lancé il y a quelques jours, et il est déjà repris avec enthousiasme à travers le web anglophone: «spornosexuel»! C’est le chroniqueur du «Telegraph» Mark Simpson qui a ainsi créé le buzz, renouvelant ainsi le terme «métrosexuel», qu’il avait forgé il y a tout juste 20 ans, avec le succès que l’on sait.

Retour sur le milieu des années 1990, alors que la culture gay commençait tout juste à passer dans les mœurs. Le journaliste britannique avait repéré la désinhibition croissante du mâle pour les vêtements, les accessoires et la beauté… L’homme avait enfin envie d’être admirés pour son apparence. Une tendance jusque là réservée à l’autre sexe. Le modèle de cette révolution était David Beckham, le petit mec des banlieues ouvrières devenu une célébrité mondiale, au moins autant pour son look super soigné que pour ses talents footballistiques. «I’d seen the future of masculinity and it was moisturised» («j’avais vu le futur de la masculinité: il était enduit de crème hydratante»), résume Mark Simpson.

Faire de soi un objet
Le chroniqueur du «Telegraph» estime que le mot «métrosexuel» est définitivement tombé dans le mainstream. Il faut une nouvelle définition pour le mâle idéal de 2014. «Avec leurs corps laborieusement travaillés et sculptés, leurs tatouages destinés à faire ressortir les muscles, leurs barbes adorables et leurs décolletés plongeants, ça crève les yeux: le métrosexuel de la deuxième génération est moins branché fringues que ses aînés. Mais il est frénétique dans sa volonté de faire de lui-même un objet. Son propre corps est devenu l’accessoire ultime, qu’il façonne à la gym afin d’en faire un produit à la mode – un produit que l’on partage et compare sur le grand marché d’internet», écrit Simpson.

Eh oui, les réseaux sociaux et l’obsession du selfie a transformé le métrosexuel de fond en comble. Conséquence: s’il est toujours narcissique, il est aujourd’hui infiniment plus sexuel. Ses références: le monde des athlètes et ceux des acteurs X (principalement gay), comme vecteurs de désir. «Le sport fornique avec le porno tandis que M. Armani prend les photos.»