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Apple Stores: l’anarchie en mode gay-friendly

Vous cherchez du boulot? Présentez vous dans un Apple Store américain! Selon le blog Gizmodo, l’arrière-boutique de ces temples de la consommation est un vrai chaos.

Le site technologique américain Gizmodo a livré une collection édifiante de témoignages d’employés d’Apple Stores à travers les Etats-Unis. Et si l’on veut bien croire ces courriers anonymes – mais concordants, comme le souligne le site – il se joue de drôle de jeux, derrière le décor design des prestigieux magasins. Gizmodo (dont «20 minutes» donne un aperçu en français) s’attarde sur la fâcheuse habitude, apparemment courante dans certaines succursales, de bousiller la précieuse marchandise (par exemple en jouant au foot avec des iPad), d’accorder des discounts fantaisistes ou encore d’arrondir ses fins de mois (plutôt maigres) en subtilisant tout ce qui peut l’être et en le revendant sur eBay. Ces réjouissances se dérouleraient bien souvent sous le regard complice du management. Après tout, les Apple Stores sont si rentables et les produits si bon marché (…à produire – mais beaucoup plus chers à la revente) que le personnel peut bien se lâcher un peu, de temps en temps, sur l’inventaire.

Flirts, coucheries et outings sauvages
Et quand il s’agit de se lâcher, personnel et cadres du magasins savent y faire. Plusieurs témoignages décrivent des sorties éthyliques dantesques, une consommation de stupéfiants plutôt décomplexée et une suractivité au niveau du flirt (parfois très lourd), du sexe et des ragots. Les homos y prendraient une part assez active, comme le raconte une ex-collaboratrice lesbienne. Un jour, sa cheffe l’aurait convoquée dans son bureau pour lui dire qu’un nouvel employé était peu à l’aise avec son homosexualité et qu’il faudrait «lui montrer que c’était un choix comme un autre de sortir avec les deux sexes.» Elle ajoute: «Le management adorait partager des détails incroyablement intimes sur les collègues sous couvert de bienveillance: montants des salaires, sexualités, santé, etc.»

Vive la tolérance, à bas la vie privée! Un autre ancien employé se souvient s’être vu demander par son patron, dès son arrivée, s’il était gay. Il avait refusé de répondre. La question était revenue quelques semaines plus tard. Excédé, il avait fini par répliquer: «Oui, c’est un problème?», avant de demander à son supérieur de garder ça pour lui. Peine perdue: quelques jours plus tard, tout le Store était au courant.

Cliente devenue playmate
Si l’intimité du staff ne vaut pas grand chose dans les Apple Store, à plus forte raison celle de la clientèle. Le scanning de la mémoire des ordinateurs, tablettes et iPhones amenés à réparer serait bien monnaie courante pour les techniciens (les «bons génies» dans le jargon Apple) à la recherche de photos et de films compromettants pour enrichir leur collection. Surtout quand le client est jeune et regardable. Une employée raconte même que ses collègues avaient affiché une «playmate» dans les locaux du personnel. Evidemment une photo dénudée volée à une cliente.

Thèmes: Etats-Unis  Travail  Vie privée 

1 comments

Mépris du client, absence totale de scrupules, et atmosphère de copinage à la limite du malsain … De ma propre expérience, c’est un mode de fonctionnement qui est assez répandu dans les magasins ou les services dits branchés. J’ai vu ça en Angleterre. Je doute qu’on en arrive là en France, encore que…

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