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Un coming-out posthume «de mauvais goût»

Militant LGBT très en vue, Peter Thatchell s'est fendu d'un drôle d'«hommage» à Whitney Houston, où il relie son décès à une bisexualité mal assumée. Une tentative de récup déplorable, selon les fans de la star.

On a fait plus élégant. Vingt-quatre heures après la mort de Whitney Houston, le militant LGBT britannique Peter Thatchell arrosait le monde d’un de ses nombreux communiqués de presse. Il saluait la mémoire de la chanteuse américaine, qu’il avait rencontrée, et la «perte tragique d’un grand talent vocal». Jusque là tout allait bien, sauf que l’activiste britannique a enchaîné sur le fait que Whitney avait été «à son sommet avec sa partenaire féminine, dans les années 1980. Elles étaient tellement heureuses ensemble.» Ce coming-out posthume a vite fait le tour du web, ajoutant une nouvelle pelletée à l’avalanche de spéculations sur les causes du décès: l’incapacité de l’artiste de 48 ans à vivre pleinement son attirance pour les femmes.

Les fans et certains médias ont réagi avec colère à ce «coup bas». «C’est vraiment de mauvais goût. Sa sexualité n’était pas en question. Honte honte honte à vous!», lance un commentaire relevé par le site australien SameSame, tandis qu’un autre fan déplore que le décès de l’artiste soit l’occasion pour certains «d’exploiter la situation dans leur quête de publicité». Peter Thatchell s’est défendu d’avoir cédé au mauvais goût. «Depuis quand est-il mal de dire la vérité? Il n’y a rien de honteux à être lesbienne ou bisexuelle. Le problème n’est-il pas plutôt de camoufler ou de déguiser la vie d’une personne?»

«Nettoyer son image»
A vrai dire, le grand déballage concernant la bisexualité de la star ne datent pas d’hier. Son ex Bobby Brown y avait contribué en balançant, dans sa biographie, que leur mariage faisait partie d’un «plan pour nettoyer son image», soi-disant ternie par des rumeurs d’homosexualité. Dans la foulée, son garde du corps avait rapporté des disputes violentes avec la petite amie présumée, une amie de lycée devenue son assistante personnelle, quand Whitney s’était mise à fréquenter son futur mari. En 2000, la star avait démenti, de manière plutôt brusque, toute relation homosexuelle: «Je suis une mère, pas une lesbienne», avait-elle alors asséné.