Suisse

Pendant la pandémie, les agressions continuent

Pink Cross, LOS et TGNS publient aujourd’hui leur rapport annuel sur les actes homophobes et transphobes en Suisse: leur nombre a été relativement stable l’an dernier. La plupart passent toutefois sous les radars, estiment les associations.

Les restrictions de l’activité publique liées à la pandémie n’ont pas fait diminuer le nombre d’actes homophobes et transphobes en Suisse. On en a dénombré l’an dernier 61, selon le rapport annuel Crimes de haine contre les personnes LGBTQ publié par les associations Pink Cross, LOS et TGNS. La grande majorité des agressions étaient d’ordre verbal, seule une sur cinq impliquait des violences physiques. Un pic a été constaté en février, lors de la votation sur l’extension de la norme pénale.

Les auteur·e·s du rapport sont persuadé·e·s que les chiffres restent largement sous-évalués. Ils dépendent en partie de la visibilité et de la notoriété de la LGBT+ Helpline, service qui collecte les signalements depuis 2016. Zurich concentre ainsi la plupart des cas, alors que seule une poignée d’incidents sont remontés de Suisse romande et aucun du Tessin.

Déficit de confiance
Une minorité de victimes (18%) a porté plainte, relève aussi le rapport. «Il y a un souci de confiance, qui peut être compris par le traitement des personnes LGBT de manière générale. Elles craignent toujours de ne pas être prises au sérieux», explique Muriel Waeger, directrice romande de Pink Cross et codirectrice de la LOS, dans 24 heures et la Tribune de Genève.

Les associations ont mobilisé les parlementaires de 16 cantons, afin d’interpeller les Exécutifs sur la mise en œuvre de la nouvelle norme pénale. Parmi les objectifs: élaborer des plans de prévention ciblés, améliorer l’accompagnement des victimes et inciter ces dernières à actionner la justice.

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