La campagne Love Life trainée en justice par ses opposants

Une trentaine de parents et enfants ont saisi le Tribunal administratif fédéral, choqués par les images trop olé olé pour eux. Ils estiment que les affiches vont à l’encontre de la protection des enfants.

Après le Réseau Evangélique Suisse, qui avait demandé à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de retirer ses affiches trop «outrancières», les opposants continuent leur offensive contre la récente campagne Love Life. Des parents et enfants ont saisi le Tribunal Administratif Fédéral pour obliger l’OFSP à cesser cette prévention.

Cachez ces corps qu’on ne saurait voir

Les plaignants se disent dérangés par les contenus «hautement sexualisés» des affiches, rapporte Le Matin. Il est vrai que la campagne «Ne regrette rien» aurait pu utiliser des champs de fleurs plutôt que des corps enlacés pour parler de sexe.

Axée sur la joie de vivre et le sexe en toute insouciance tant que l’on se protège, le but était de déculpabiliser la sexualité. Pas du goût des frondeurs pudibonds, pour qui les images violent massivement des intérêts dignes de la protection des enfants. Le quotidien romand souligne par ailleurs que les plaignants sont soutenus par Futur CH. La fondation s’est donnée pour mission de «promouvoir l’essor des familles suisses avec enfants» et «empêcher l’introduction insidieuse de la charia» en Suisse. Tout un programme.

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