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Violences psychologiques dans le couple: tous·tes·x concerné·e·x·s

Violences psychologiques dans le couple: tous·tes·x concerné·e·x·s
Photo: lloyd jr. via Unsplash
Les situations d’emprise peuvent toucher tous les couples, peu importe le genre et/ou l’orientation sexuelle. À quels signaux d’alarme faut-il être vigilant·e·x? 

Lorsque l’on parle de violences conjugales, il existe deux écueils. D’abord celui de limiter leur conception aux coups, et donc à la violence physique, oubliant ainsi la gravité des violences psychologiques et du phénomène d’emprise. Ensuite, celui de les concevoir uniquement comme les agissements d’un homme cis et hétérosexuel à l’encontre de sa compagne cisgenre elle aussi, alors que cette violence peut aussi se jouer au sein de couples LGBTIQ+.

Comme les violences morales n’épargnent personne et afin que les victimes puissent réaliser la gravité de la situation, réagir et se faire aider, il faut en parler et surtout ne jamais les banaliser.
 
L’emprise est insidieuse. Elle s’installe lentement mais laisse des cicatrices indélébiles. Alors, quels sont les principaux signes d’alerte?
– Iel vous dévalue continuellement – «Tu ne sais pas t’habiller»; «T’es même pas foutu·e·x de faire cuire une omelette»; «Tu n’es qu’un·e·x alcoolique»
– Iel critique vos goûts – «Décidément, tu as des goûts de merde en ciné…»
– Iel critique vos ami·e·x·s et vos proches et contrôle vos fréquentations – «Vraiment, ta pote, là, c’est pas possible, il faut que tu arrêtes de la voir»
– Iel vous parle de ses ex, forcément responsables de tout… mais ces torts, commis par ses ex, iel ne les reproduira jamais avec vous
– Iel vous culpabilise – «C’est de ta faute si tu es fatigué·e·x, tu ne sais pas gérer ton temps», «Tu es responsable de mes colères»
– Iel est démesurément jaloux·se, surveille vos e-mails et vos SMS, se met en colère si vous êtes en retard
– Iel vous harcèle, vous envoie des dizaines de messages en très peu de temps si vous ne lui répondez pas immédiatement
– Iel vous insulte et vous menace
– Iel vous fait des chantages au suicide – «Si tu me quittes, je me fous en l’air»

Vos sentiments ou des comportements peuvent aussi vous alerter: 
– Vous évitez de faire des choses, vous changez vos habitudes/comportements pour éviter reproches et disputes
– Vous vous sentez fliqué·e·x, obligé·e·x de rendre des comptes
– Vous vous dites des trucs comme «Iel va me défoncer s’iel sait ça/si je fais ça»
– Vous vous surprenez à réprimer votre spontanéité, vos envies
– Vous prenez sur vous d’accepter des choses dont vous n’avez pas envie, comme des rapports sexuels, mais aussi une sortie, le visionnage d’un film, vous nourrir de tel ou tel plat

Ne pas rester seul·e·x face à l’emprise

L’emprise engendre une grande honte et elle isole. Pourtant, il est essentiel de ne pas rester seul·e·x. L’un des premiers pas, c’est d’en parler autour de vous. Des professionel·le·x·s sont aussi là pour vous aider.

En Suisse romande, vous trouverez aides et ressources sur le site violencequefaire.ch, auprès du Pôle Agression et Violence (association-pav.ch) et du Centre d’accueil Malley Prairie dans le canton de Vaud (malleyprairie.ch) ou de l’association d’Aide aux Victimes de Violences en Couple à Genève (avvec.ch) , ainsi que de la Main tendue (143.ch).