Monde Delaware

Une première sénatrice trans aux États-Unis

4 nov. 2020

Photo Twitter/@SarahEMcBride

Sarah McBride, une militante de 30 ans, a décroché un siège à la Chambre haute du Delaware. Ce n’est pas la seule bonne nouvelle pour les candidats LGBTQ+.

Alors que les nouvelles inquiétantes de la présidentielle s’accumulent ce matin pour les LGBTQ+ américains (ou du moins pour la large majorité d’entre eux qui soutient Joe Biden), ils ont tout de même quelques raisons de se réjouir. Ainsi dans le Delaware, une femme trans a conquis pour la première fois aux États-Unis un siège au Sénat local.

À 30 ans, Sarah McBride, ancienne porte-parole de l’organisation LGBTQ+ Human Rights Campaign, l’a largement emporté sur son rival républicain, dans un État il est vrai acquis aux Démocrates. La jeune femme avait été la première trans à prendre la parole lors d’une convention démocrate, en 2016.

Son élection constitue une «victoire sur le cynisme» des politiciens qui instrumentalisent les questions trans, a commenté Annise Parker, du LGBTQ Victory Fund – une allusion aux attaques de plus en plus préoccupantes de la part de l’administration Trump. «Le fait que Sarah ait brisé ce plafond mauve en cette année si polarisée est un rappel puissant que les votants rejettent les politiques sectaires au profit de candidats qui s’engagent pour la justice et l’égalité», peut-on lire dans la déclaration de Parker, citée par «The Advocate».

Nouvelle génération d’élu·e·s noir·e·s et LGBTQ+

D’autres candidat·e·s LGBTQ+ ont été élu·e·s hier, notamment des jeunes politicien·ne·s de couleur. Ritchie Torres, 32 ans, et Mondaire Jones, 33 ans, représenteront New York à la Chambre des représentants. En outre, au moins trois politicien·ne·s noir·e·s ouvertement gays ou lesbiennes accèdent au Sénat de leur État: Shevrin Jones, 37 ans, en Floride, Jabari Brisport, 33 ans, à New York et Kim Jackson, une pasteure de 35 ans, en Géorgie. Sans surprise, tou·te·s sont Démocrates.

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