Politicien antigay empêtré dans son passé de drag queen

Recrue du courant le plus réactionnaire au sein du Parti républicain, Steve Wiles a été obligé de reconnaître son passé de transformiste dans une boîte gay. Il s’est justifié de bien piteuse façon.

«Je regrette qu’un détail aussi trivial vienne gâcher une campagne qui a été décente par ailleurs». Steve Wiles, un candidat républicain au Sénat de Caroline du Nord feignait l’indignation après être devenu la risée des réseaux sociaux, ce week-end. L’agent immobilier de 34 ans à l’allure austère a été «outé» dans la presse locale comme Mona Sinclair.

Cette tonitruante drag queen a officié dans une boîte gay de la région, le Club Odyssey, jusqu’en 2010. Or deux ans plus tard, Steve Wiles prenait la tête de la croisade pour l’interdiction du mariage gay dans l’Etat. «Connaissant son passé, pourquoi se lancer dans une telle histoire? C’est un hypocrite» a commenté le patron de la boîte dans le «Winston-Salem Journal» (via).

Rétropédalage
L’ambitieux politicien a d’abord vigoureusement démenti avoir été Mona Sinclair – et être homosexuel –, avant de s’empêtrer dans un piteux rétropédalage. Selon lui, les shows de drag queen n’étaient qu’un banal job d’étudiant. «Ce boulot était embarrassant, mais je devais bien trouver un gagne-pain», a pleurniché Steve Wiles sur Facebook, tout en dénonçant un coup bas de ses rivaux au sein du Parti républicain. «Personne ne m’a laissé un héritage pour survivre dans la région la plus chère de Caroline du Nord», a-t-il poursuivi. L’apprenti politicien a fini par effacer le message. En fait, Mona Sinclair prenait son «embarrassant job d’étudiant» très au sérieux: l’artiste était aussi agent de drag queen et organisateur de divers concours de travestis.

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