Lausanne

Everybody Pride Prelude

sam 1 juin, 20:00
Genève
#Théâtre

Il n’y a que les chansons de variété qui disent la vérité

mer 29 mai - sam 8 juin
Genève
#Cinéma

La Nosta / J. J.

jeu 30 mai, 18:00
Genève

Turbo Drag Injection

jeu 6 juin, 19:00

Le député antigay jouait les «sugar daddies»

La lutte contre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe était son cheval de bataille: le Républicain Phillip Hinkle a été outé par un escort boy, qui l'accuse de contrainte sexuelle.

Membre de la Chambre des représentants de l’Etat d’Indiana, Phillip Hinkle était, jusqu’ici, connu comme un politicien pas très tendre avec les gays. Sauf, comme l’a révélé l’«Indianapolis Star», quand ils ont moins de 20 ans et qu’ils se disent à la recherche d’un «sugar daddy». C’est à une telle annonce (impliquant des prestations sexuelles payantes) que le ténor républicain âgé de 64 ans a répondu sur le site de petites annonces Craigslist, le 6 août. Il aurait fixé un rendez-vous le soir même dans la chambre d’un hôtel d’Indianapolis et convenu du tarif 80 dollars, plus 50 à 60 dollars de pourboire si on lui offrait «a really good time».

Mais le plan cul ne se serait pas exactement passé comme prévu. Surtout après que le député, vêtu d’une seule serviette autour de la taille, a révélé à l’escort boy de 18 ans, Kameryn Gibson, qu’il était parlementaire de l’Etat. Entendant cela, le jeune homme n’a eu qu’une idée en tête, selon ses propres dires: ficher le camp au plus vite. Mais le politicien ne l’aurait pas entendu de cette oreille. Gibson affirme que le sexagénaire l’a «attrapé par le derrière» avant de «s’exposer» à lui. L’«Indianapolis Star» jette un voile pudique sur le reste de la scène. Après (le) coup, Hinkle aurait offert à Gibson 100 dollars, son iPad et son Blackberry. C’est d’ailleurs sur ce dernier appareil que l’épouse du député aurait contacté, quelques heures plus tard, la sœur de Gibson (entre-temps appelée à la rescousse par son frère), pour offrir à chacun d’eux un pourboire supplémentaire de… 10 000 dollars.

«Victime de racket»
Face au scandale, Phillip Hinkle a répliqué qu’il était victime d’une tentative de racket. L’artisan d’un amendement à la Constitution de l’Indiana interdisant le mariage gay n’a toutefois pas nié l’envoi des mails communiqués aux médias par la sœur de Gibson. Certains de ces messages, reproduits par l’«Indianapolis Star», sont assez embarrassants pour cet élu patriote et catholique fervent. En attendant, les instances locales du Parti républicain ont prié «sugar daddy» de démissionner au plus vite.