Monde Suède

Stérilisation forcée des trans: peut-être bientôt du passé

10 août 2011

Une motion demandant l’abrogation d’une loi anachronique sur le changement de sexe sera présentée cet automne au Parlement de Stockholm.

Cet automne, on pourrait assister à un changement historique dans l’attitude des autorités face au changement de sexe. Une députée du Parti libéral, Barbro Westerholm, a annoncé son intention de présenter une motion abrogeant une loi de 1972. Pionnière à l’époque, cette législation oblige les personnes transsexuelles à être stérilisées et célibataires avant de voir leur changement d’état civil reconnu. Par ailleurs, elle fixe l’âge minimum pour une opération de réassignation à 18 ans. «Les gens doivent être autorisés à vivre leurs vies comme ils l’entendent, tant qu’ils ne causent de tort à personne», a expliqué Westerholm au site anglophone TheLocal.se. La réforme se heurte à l’hostilité d’une partie des chrétiens démocrates, qui font partie, avec les libéraux, de l’Alliance (centre-droit) au pouvoir.

Le débat remue des souvenirs très douloureux en Suède. Jusqu’en 1976, le pays pratiquait des stérilisations forcées, notamment sur des personnes handicapées, épileptiques, voire sur des individus considérés comme des «cas sociaux». En 1999, une loi indemnisant les victimes de ces pratiques a été adoptée.

Thomas Beatie, le trans ftm américain qui a accouché de trois enfants, était l’un des invités d’honneur à la gay pride de Stockholm fin juillet:

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