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La sélection livres queer de fin d’année

La sélection livres queer de fin d’année
Chaque mois, Payot Librairie propose une sélection littéraire queer avec, ce mois-ci, Julia Reynaud, Monsieur de Sainte Paluche et Colm Tóibín. De quoi trouver l'inspiration pour vos cadeaux de Noël.

Roman graphique

Le bel Alex, Julia Reynaud, Casterman
Noah est amoureux d’Alex, une jeune femme fascinée, elle, par Marley Johnson, sex-symbol par excellence. Alors que Noah s’investit, elle le rejette, préférant profiter de leurs moments sans prise de tête. Blessé, notre anti-héros va donc tout faire pour ressembler à celui qui lui vole l’amour d’Alex. De la salle de sport aux vitamines achetées grâce aux publicités sponsorisées qui apparaissent inopinément sur son fil d’actualités, tous les moyens y passent. Et il va, en effet, se transformer… Fondu dans les couleurs flashy du dessin, le ton piquant de l’auteure pose la bonne question: être aimé est-il plus important que s’aimer soi-même? Une réflexion d’autant plus intéressante qu’elle renverse ici les clichés sur l’obligation de perfection, imposée d’ordinaire aux femmes. (J.G.)
  

Essai

Je bande donc je suis, Monsieur de Sainte Paluche, Kiwi Éditions
Cet essai sur la sexualité masculine (principalement hétérosexuelle et cis dans cet ouvrage) dénonce sans ménagement le patriarcat et ses conséquences néfastes. Ces dernières n’épargnent pas les hommes, les privant d’une sexualité bienveillante et positive, dans l’écoute de l’autre, mais aussi d’un rapport sain à eux-mêmes et leur corps. L’auteur, addict à la masturbation et au porno jusqu’à 34 ans, s’attaque au cliché de la virilité violente et toxique, qui n’est pas innée mais inculquée aux petits garçons, depuis leur plus jeune âge. Facile à lire, l’ouvrage est parfait pour compléter une éducation féministe ! (A.S.)

Roman

Le Magicien, Colm Tóibín, Grasset
Adulé, discuté ou honni, Thomas Mann (Nobel de littérature en 1929) est la figure même de l’intellectuel allemand austère, dont la vie bourgeoise contraste avec un esprit brillant et des prises de position courageuses. Mais, pour Colm Tóibín, Le Magicien est d’abord un père dépassé par la forte personnalité de deux de ses six enfants, les électriques Klaus et Erika. Par dessus tout, c’est un homme hanté par un désir homosexuel que la notoriété et l’époque empêchent d’explorer. Son secret est bien gardé, puisque même Mort à Venise n’éveilla pas vraiment de soupçons, ceci au prix d’un immense trouble intérieur et d’une imposture tragique que Tóibín décrit subtilement en filigrane d’une saga familiale intensément romanesque – bien que très documentée, en particulier par les journaux personnels de Mann – qui se superpose à la trajectoire même du XXe siècle. (J.B.)