Berne

BernPride

sam 3 août, 14:00
Lausanne

Bordello Foam

mer 31 juillet, 22:00
Genève

La Rioule du 1er août

jeu 1 août, 16:00
Martigny

After Pride

sam 20 juillet, 22:00

Tout, tout, tout…

Si vous rêvez déjà de la bédéthèque gaie idéale, sachez que vous ne manquerez pas de quoi la remplir! BD, séries, super-héros, roman graphiques introspectifs, Histoire (avec un grand H, mais pas que), humour, manga, … La BD LGBT s’étend dans tous les genres.

Grands classiques
Vous les connaissez forcément et même si vous ne les avez pas lus, les images vous parlent certainement. Il y a bien sûr le dessinateur allemand Ralf König et son couple de héros Conrad et Paul. Depuis plus de 20 ans, les aventures de ses personnages reflètent la culture gaie d’Allemagne et d’alentours. Les filles ne sont pas en reste puisque, venue d’outre-Atlantique, Alison Bechdel a croqué la vie d’un groupe de lesbienne dans la série Dykes to Watch Out For.

Dans un tout autre registre, plus tragique que comique, Seven Miles A Second est à lire absolument. Roman graphique autobiographique de David Wojnarowicz. Le volume est la seule incursion dans le monde de la bande dessinée du mythique artiste et écrivain. A travers la vie rocambolesque de Wojnarowicz, c’est tout un pan de l’histoire et la culture gay qui se dévoile. Politique, prostitution, art, New-York, SIDA… Indispensable.

Dykes to Watch Out For, Alison Bechdel, Ithaca, Firebrand Books. Tomes traduits en français: Lesbiennes à suivre, Prune
Conrad et Paul, Ralf Konig, éd. Glénat
Seven Miles A Second, David Wojnarowicz, éd. Ca et Là

«Franco-belge»
Bande dessinée d’auteur, de production européenne. Le terme englobe donc une production énorme et extrêmement variée… A ne pas louper, quelques ovnis, quelques grandes œuvres qui parlent de filles, de garçons et qui sont incontestablement à lire par tous.

Fabrice Neaud, vous connaissez? Si la réponse est non, empressez-vous de le connaître! Cet artiste a publié un travail hors-norme, un projet fou: une œuvre autobiographique dont la durée devrait coïncider avec celle de la vie de son auteur. Le premier tome de Journal est paru en 1996 et, après quatre volumes, le projet reste en cours.



On peut aussi vous conseiller de lire Les rêveries d’Hélène Georges. La bédéiste s’y met en scène dans sept histoires plus ou moins fantaisistes, oniriques, lesbiennes et poétiques. Enfin, et c’est bien parce qu’il faut s’arrêter là, on vous recommande le talentueux Hugues Barthes et Les Chroniques Mauves, saga lesbienne, bible culturelle, fresque historique qui s’étend des années 50 à nos jours.

Les rêveries d’Hélène Georges, Hélène Georges, éd. Michel Lagarde
Journal, Fabrice Neaud, éd. Ego comme X
Le petit Lulu, Hugues Barthes, éd. Les Requins Marteaux
Les Chroniques Mauves, Cab, Catpeopleprod

Comics
BatwomanDésigne en Français la bande dessinée américaine. Gayman, ne se bat pas encore aux côtés de Batman, mais il faut dire que jusqu’en 1989 la Comics Code Authority contrôlait de près le contenu des comics et était très défavorable aux homosexuels. Néanmoins, au royaume des collants en lycra et des masques étoilés, quelques super-héros sont sortis du placard: Green Lantern, Spider-Woman ou encore Northstar récemment marié à son petit copain (cf. 360° été 2012)… Les LGBT sauvent aussi le monde. En 2013, Yeoh, la première super-héroïne trans a fait son entrée dans une série grand public Batgirl. Des indémodables, parfois kitsch, parfois surprenant, à lire sur la plage ou caché chez vous avec une cape et du popcorn. Années 80 grands éditeurs de comics «pressions» sociétale: ouverture. Extrano seul perso ouvertement gay.

A (re)découvrir:
Green Lantern publié chez DC comics
Batwoman publié chez DC comics
Le mariage de Northstar, X-men n°51, Marvel
Young Avenger, éd. Panini

Manga
Bande dessinée venue des pays lointains de l’est tels que le Japon et la Corée. Si le manga se distingue de la bande dessinée dite «franco-belge» c’est aussi par sa segmentation en genres très définis. Ainsi, on trouve, bien sûr, du manga «gay» et du manga «lesbien». Mais comme c’est un genre venu de loin, tout ça ne s’articule pas tout à fait comme chez nous. Sachez donc que la production de manga «gay» est principalement constituée du genre Shônen-ai, littéralement «amour de jeunes hommes», est à destination des jeunes filles et des femmes au foyer! Ces mangas sont d’ailleurs la plupart du temps dessinés par des femmes (hétéros). Le genre Bara est lui par contre plus réaliste et produit à l’attention des gays (si si!). Et pour le coup, ces séries sont plutôt l’œuvre d’hommes.

Du côté des filles, les mangas ayant pour héroïnes des couples lesbiens portent le nom de Yuri. Si de nombreuses séries font simplement apparaître un couple de femmes, certains mangakas (dessinateurs) assument pleinement l’épithète: par exemple Yamaji Ebine, ouvertement lesbienne et auteur de nombreuses séries romantiques.

Les incontournables :
Yuri: Indigo Blue, Ebine Yamaji, éd. Asuka
Blue, Kiriko Nananan, éd. Casterman
Bara: Gunji, Gengoroh Tagame, éd. H&O
Josh, Dimitri Lam, éd. Babylon Com