Tendances

Les résultats de notre sondage

En décembre, nous vous avions demandé votre avis sur l’avenir du magazine 360°. On vous fait un petit survol des principaux enseignements tirés de vos réponses.

Merci aux quelque 200 lecteurs de 360° qui ont répondu à notre sondage au cours du mois de décembre. Beaucoup d’entre vous ont manifesté leur attachement pour ce titre, parfois depuis ses débuts en 1998, cela nous fait évidemment chaud au cœur! Cette enquête succincte a réuni une majorité de fidèles de 360° (52% suivent chaque numéro et 64% consultent le site au moins une fois par mois) et de personnes se définissant comme gay (environ les deux tiers des répondant·e·s). Par ailleurs, Vaud et Genève concentrent 70% des réponses.

Globalement vous vous dites plutôt satisfaits de la large distribution du magazine dans les lieux publics (LGBTQ+ ou non), où vous êtes de 72% (à Genève) jusqu’à 88% (hors du bassin lémanique) à vous le procurer. Seuls 15% estiment difficile ou très difficile de trouver un exemplaire. N’oubliez pas, au passage, que vous pouvez vous abonner! Par ailleurs, plusieurs d’entre vous réclament le retour du magazine dans les kiosques, sa mise à disposition en version e-paper ou encore sa distribution dans les écoles supérieures et universités.

Actu et politique plébiscités

Quant au contenu actuel du magazine, ses rubriques les plus appréciées sont l’actu locale (81% la trouvent intéressante ou très intéressante), les sexualités (75%), la politique et les débats de société (71%). Toutes trois sont aussi citées au top des rubriques à développer, tout comme l’art et l’histoire, et les chroniques ou papiers d’opinion. Les avis sur les contenus culturels (musique, cinéma, mode) sont plus partagés. Il en va de même avec l’agenda des sorties, souvent jugé peu pratique.

Beaucoup d’entre vous apprécient l’originalité et l’éclectisme des sujets, mais se disent frustrés par des formats trop courts, ou des traitements trop superficiels. La magazine «devrait être plus hargneux dans un désir de sortir des marges», écrit un·e lecteur·trice.

Des partis pris trop attendus?

Dans l’ensemble, vous vous dites plutôt d’accord (45%) ou totalement au diapason (28%) avec les avis développés dans nos pages. Pour certains, toutefois, 360° «manque de couilles ou d’ovaires, d’opinion plus tranchées (par exemple dans la section culturelle, bien trop gentille), quelque chose de plus percutant et de plus engagé». Dans l’autre sens, plusieurs voix critiquent des partis pris attendus, bien-pensants: «Les LGBTIQ+ ont déjà bien suffisamment de problèmes sans encore se faire traiter de gauchistes en plus!»

Basé au bout du lac, 360° est-il un journal trop genevois? Cette critique souvent entendue se reflète dans les résultats de l’enquête. Les Vaudois·e·s sont d’accord avec cette affirmation à 3,6 sur une échelle de 5, et à 3,3 pour le reste des Romand·e·s. À Genève même, le score est de 2,4. Là encore, on y travaille. À ce propos, n’hésitez pas attirer notre attention sur ce qu’il se passe dans votre région!

Inclusivité en question

Autre sujet polémique: la représentativité des différentes facettes de la communauté LGBTQ+. 360° peut-il encore faire des efforts d’inclusivité? Oui, répondent 49% d’entre vous. D’autres se disent un peu perplexes. «Est-ce possible d’être plus inclusif/généraliste, voire même universel sans perdre l’âme de l’association?» résume un·e lecteur·trice.

Symbole de cette question, l’écriture inclusive semble polariser le lectorat. 14% trouvent ces formulations et graphies «insupportables» et 31% «difficiles à lire». À l’inverse, 37% estiment qu’il s’agit d’un nécessité et 17% une évolution souhaitable. À noter que les moins de 30 ans y adhèrent très largement, mais que les réticences sont fortes au sein du lectorat gay, au point de donner l’envie à quelques-uns de se désabonner. En outre, certains d’entre vous regrettent un manque de cohérence ou la lourdeur du système utilisé dans nos pages. Chantier en cours.

Encore une fois, merci pour ces retours qui devraient nous permettre de faire encore évoluer 360° sans renier l’ADN du titre ni oublier les publics (féminin, romand hors du bassin lémanique, notamment) qui ont relativement peu répondu à ce questionnaire. On peut déjà vous dire que notre équipe est en pleine ébullition en vue de la prochaine édition, en mars. Promis, il y aura du changement!