Les treize voies miraculeuses de la guérison

Cocasses ou dangereuses, sadiques ou ridicules, les méthodes employées pour soigner les homosexuels de leur «vice» sont aussi nombreuses qu’affligeantes. Du plus drôle au plus inhumain, en voici quelques exemples.

L’équitation
Un pasteur de Virginie préconise la thérapie avec les chevaux pour débarrasser les jeunes de l’«addiction» homosexuelle. D’après le pieux cow-boy, caresser un cheval rend les hommes gay plus masculins et permet de savoir comment un individu est «devenu» gay. Tous en selle!

Les petites fleurs
Admirer la beauté naturelle des fleurs et de paysages pittoresques. Voilà une des recettes miracles du sheikh Yousouf Al-Qaradawi, un prédicateur égyptien proche de l’islam fondamentaliste. Il ajoute qu’il faut boire et manger avec modération, jeûner, prier et se faire des amis vertueux. Beau programme.

Le vélo
Non, ce n’est pas une blague. Pour le neurologue et sportif américain Graeme M. Hammond (1858- 1944), l’homosexualité est une forme de désordre nerveux à laquelle seule la pratique assidue du cyclisme peut remédier, rapporte la Harvard Gay and Lesbian Review. Et hop, un petit coup de pédale!

Le base-ball
«Courage», un groupe catholique américain, organise des tournois de base-ball pour aider les gays à canaliser leurs désirs impurs et entretenir la chasteté, relatait en 2012 le site de 360°. Selon eux, l’homosexualité est issue d’un traumatisme infantile qui se manifeste dans le rejet du sport à l’école.

L’homéopathie
Un médecin allemand membre d’une association médicale catholique a imaginé en 2011 un traitement anti-homosexualité basé sur des séances de psychothérapie assorties de la prise de pilules miracles. Ces «globuli» sont des granulées homéopathique composées de microdoses de platine et de glucose. Scandale en Allemagne.

La prostitution
Le baron Albert von Schrenck-Notzing, un psychiatre allemand du XIXe siècle, recommandait d’aller s’amuser dans les maisons closes après une soirée bien arrosée pour en finir avec l’attirance pour le même sexe, raconte le site Internet Slate.fr. Et les lesbiennes, elles vont où?

L’hypnose
Vous croyez que l’hypnose ne servait qu’à vous détendre avant un examen? Vous vous trompez: elle peut vous guérir de vos penchants. C’est du moins ce que préconise le baron Albert von Schrenck-Notzing (oui, toujours lui!) si la virée dans un bordel ne fonctionne pas. En 1892, il rapporte fièrement avoir soigné trente-deux personnes de cette manière.

L’exorcisme
Un grand classique. Le site internet Slate.fr rapporte fin 2011 qu’un groupe, Exodus Global Alliance, propose eau bénite et manipulations de croix pour combattre l’homosexualité. On peut même trouver sur Youtube une vidéo postée en 2009 qui montre un adolescent de seize ans en pleine séance d’exorcisme.

Chirurgie sur le foetus
Si vous êtes gay, c’est que votre maman a subi un stress pendant qu’elle vous attendait. C’est ce que conclut, dans les années 1970, Günter Dörner, un chercheur d’Allemagne de l’Est pour qui le stress mène à des perturbations endocriniennes, provoquant ainsi l’homosexualité. Pour empêcher cette terrible maladie d’apparaître, il faut donc rééquilibrer les hormones du fœtus…

Cocaïne et mutilations
Denslow Lewis, un médecin du XIXe, était convaincu que la prise de cocaïne ou des opérations chirurgicales sur le vagin pour enlever les parties adhérentes du clitoris étaient un bon moyen de guérir les lesbiennes, raconte Slate.fr. Nous, à tout prendre, on préfère la cocaïne.

La thérapie par aversion
Le petit Kirk Murphy a cinq ans lorsque dans les années 70, il devient un cobaye aux mains de George Rekers. Psychologue et pasteur en Californie, il a été appelé à la rescousse par la mère de Kirk inquiète de voir son fils jouer avec des jouets de fille. Pendant dix mois, George Rekers teste sur lui un programme de thérapie par inversion qui consiste à exposer un patient à un stimulus désagréable lorsqu’il se place dans une situation indésirée. George Rekers demande à la mère de Kirk de le priver d’attention et d’amour s’il joue à des jeux de fille et de frapper le petit garçon s’il n’est pas assez viril. En 2003, Kirk Murphy se suicide. Il avait 38 ans. Quant à George Rekers qui nie toute responsabilité dans cette mort, il publie en 2009 un livre vantant sa méthode miracle. Qu’il aurait visiblement dû s’infliger en premier lieu: il a été surpris l’an dernier sur une plage à flirter avec un escort boy

L’électrocution
Une bonne vieille méthode dissuasive, encore pratiquée dans certaines communautés fondamentalistes. La version américaine du «Huffington Post» rapporte ainsi l’histoire de Samuel Brinton, le fils d’un missionnaire baptiste de l’Iowa, auquel la famille et la communauté religieuse a infligé décharges électrique et tortures alors qu’il n’avait que douze ans. Son crime: avoir avoué des sentiments pour un ami. En 2011, il témoignait au «Daily Mail» des tortures subies, avouant que ses parents l’avaient menacé de mort s’il s’avisait de s’en approcher. Vous avez dit Moyen-Age?

Le viol correctif
Le terme est apparu au début des années 2000, utilisé par des organisations de défense des droits humains pour décrire les viols visant à «guérir» les lesbiennes sud-africaines de leur homosexualité. Le sommet de l’horreur est atteint en 2008 quand la sud-africaine Eudy Simelane, lesbienne et membre de l’équipe nationale de football féminin, subit un viol collectif avant d’être assassinée de vingt-cinq coups de couteau. L’horreur du viol correctif est montrée dans le film américain Boys Don’t Cry. Cœurs sensibles s’abstenir.

» La suite: Ils veulent vous guérir

2 comments

C’est quoi toutes ces débilités de curé et de pseudo chercheur qu’ils se soignent d’abord eu même avant de parlé, on ne contredit mère nature..

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