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Un gaydar qui fascine… les hétéros

Grindr, une application pour iPhone et BlackBerry destinée aux gays fait actuellement fureur dans les grandes villes anglo-saxonnes.

Vous n’avez pas le gaydar. Qu’à cela ne tienne, celui-ci se télécharge désormais sur votre iPhone!
Lancée il y a 18 mois par un jeune américain, l’application Grindr permet de localiser, à l’aide du GPS de son mobile, les gays qui se trouvent dans la même zone géographique par ordre de proximité. Le rêve – déjà partagé par quelque 700 000 gays dans plus de 160 pays. Pour le créateur de Grindr, Joel Simkhai, ce GPS gay n’est pas qu’un prodigieux moyen de faire des rencontres sexuelles, c’est une manière de «renforcer son estime de soi» ou d’aider au coming out. Et de passer sous silence les risques liés à la protection des données et à la sécurité. Récemment, un garçon de 15 ans a été agressé en Australie après avoir été localisé via GPS, alors que l’application est normalement interdite aux mineurs.

Grindr a vite été célébré comme une «nouvelle révolution sexuelle» en passe d’atteindre la majorité non gay (une version hétéro est annoncée pour la fin de l’année). Pour «The Observer», Grindr, c’est comme un «débordement de possibilités sexuelles qui vous emporte sur une vague de désir. Cela m’a rappelé, poursuit la journaliste britannique, la première fois où j’ai tapé un mot dans Google ou que j’ai téléchargé de la musique sur iTunes.» La très sérieuse «NZZ am Sonntag» a aussi consacré un long article au phénomène. Moins lyrique, l’auteur zurichois Philipp Tingler y fait témoigner des usagers du système qui en sont déjà revenus, lassés par des échanges qui se résument souvent à un misérable «hi». Comme avec les sites de chat classiques, la «décadence» fantasmée peine à se matérialiser. Reste l’amusement procuré par la technique: utiliser Grindr, «c’est comme regarder la télé», conclut l’un des utilisateurs.