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#RienAGuerir: La France interdit les thérapies de conversion.

40 ans après la dépénalisation de l’homosexualité, le Parlement français crée nouveau délit dans le code pénal punissant les thérapies de conversion d’au moins deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

Il en aura fallu du temps pour que la France mette à son agenda politique la question de l’interdiction des thérapies de conversion et que soit promulguée une loi pénalisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne.

Il aura fallu des livres et des documentaires. Il aura fallu des témoignages et des mobilisations portées par des anonymes et des célébrités comme Hoshi et Eddy De Pretto. Il aura aussi fallu contrer les arguments transphobes de certaines féministes.

Porté à bout de bras depuis plusieurs années par la députée LRM Laurence Vanceunebrock, le texte à été voté à l’unanimité par les 142 votant‧e‧x‧s le 25 janvier 2022.

Il crée un nouveau délit dans le code pénal punissant ces pratiques de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (environ 31 200 CHF). Les peines pourront grimper à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de circonstances aggravantes.

« Nous envoyons un signal fort car formellement nous condamnons tous ceux qui envisagent un changement de sexe ou d’identité comme une maladie », a expliqué la députée.

« Plus personne ne pourra prétendre, sous peine de sanctions pénales, pouvoir guérir les LGBT », s’est-elle réjouit sur Twitter.

“Ce soir on pense fort aux adelphes victimes des thérapies de conversion. Et à celleux pour qui cette loi est une lueur d’espoir. Et aussi au travail du collectif

@RienAGuerir” a écrit dans la soirée le compte WikiTrans.

De son côté, le Président français Emmanuel Macron a tweeté : “La loi interdisant les thérapies de conversion est adoptée à l’unanimité ! Soyons-en fiers, ces pratiques indignes n’ont pas leur place en République. Parce qu’être soi n’est pas un crime, parce qu’il n’y a rien à guérir.”

Un bémol toutefois comme le signale l’association Acceptess-T : les mutilations génitales intersexes n’ont toujours pas été interdites par la majorité parlementaire.

En France comme ailleurs, la lutte continue !

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26 janvier 2022   Thèmes: Étiquettes : ,

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