Le Nicaragua dépénalise l’homosexualité

L’un des derniers pays d’Amérique latine à réprimer les rapports homosexuels, le Nicaragua se dote d’un nouveau code pénal mettant un terme à la discrimination anti-gay.

Au grand dam de l’opposition de droite, qui dénonce l’«antichambre du mariage gay», le Parlement nicaraguayen, actuellement dominé par les sandinistes (gauche) du président Daniel Ortega, a adopté le 14 novembre dernier un nouveau code pénal d’où ont disparu les dispositions réprimant les rapports homosexuels entre personnes adultes et consentantes. Adopté par la droite conservatrice pro-américaine en 1992, l’Article 204 du Code actuel rend passible «quiconque promeut ou fait la propagande de relations entre personnes du même sexe» d’une peine de prison allant jusqu’à trois ans. Gage consenti à une Eglise catholique très puissante, l’avortement restera, par contre, illégal au Nicaragua.
L’Article 204 entrave l’action d’organisations LGBT comme celle d’ONG travaillant dans le domaine de la santé sexuelle et de lutte contre le VIH est peu appliqué. Toutefois, il est considéré comme contribuant à légitimer la violence contre la communauté LGBT nicaraguayenne.

À lire également