Le tourisme sexuel oui, le tourisme gay non!

Le président Jair Bolsonaro a estimé que le Brésil n’avait pas besoin d’attirer les LGBT. Par contre, les touristes qui «veulent venir faire l’amour avec une femme» sont les bienvenus…

Le président brésilien Jair Bolsonaro aura de nouveau fait siffler les oreilles de la communauté LGBT jeudi. Devant des journalistes réunis à Brasilia, il s’en est pris à un musée new-yorkais qui avait refusé d’accueillir un événement en son honneur, dénonçant pêle-mêle les Démocrates américains et les gays.

Il a déclaré qu’il se fichait bien d’avoir mauvaise réputation auprès de ces derniers, et que ce n’est pas ça qui allait perturber les investissements dans le pays. «On ne peut pas devenir le paradis du tourisme gay. Nous avons des familles!» a-t-il asséné. Peu après, il a complété ses propos par ce qui ressemblait beaucoup à une invitation au tourisme sexuel… «Qui veut venir ici pour faire l’amour avec une femme, ne vous gênez pas!»

Drôles de priorités
Les propos ont semé la consternation dans les milieux LGBT et féministes, pourtant habitués aux sorties trash de celui qui avait dit qu’il préférait avoir un «fils mort plutôt qu’homosexuel». L’opposant en exil Jean Wyllys a ironisé sur les priorités politiques du «bon père de famille» Bolsonaro: il «n’est pas préoccupé par l’inflation, le chômage et le nombre de miséreux depuis son élection. Il se préoccupe du tourisme gay.»

Au début du mois, Bolsonaro est déjà intervenu personnellement auprès de la direction de Banco do Brasil afin que le premier établissement bancaire du pays retire une campagne de pub qui mettait en scène un couple de même sexe.

À lire également