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Mike Pence, l’atout homophobe de Trump

Farouche adversaire de l'égalité pour les LGBT, le futur colistier de Donald Trump devrait servir de caution à ce dernier auprès de l'électorat ultraconservateur.

Certains gays américains qui considéraient Donald Trump comme un choix acceptable pour la présidentielle de novembre auront sans doute à revoir leur opinion. Dans un effort pour se rallier la droite religieuse et conservatrice, le fantasque milliardaire et candidat républicain à la Maison-Blanche aurait choisi le gouverneur de l’Indiana Mike Pence comme colistier. L’annonce officielle, prévue aujourd’hui, a été repoussée en raison de l’attentat qui a frappé Nice, hier soir.

Alors que Trump a adopté une position sinon ouverte, au moins ambiguë sur les questions LGBT, Pence y est allergique. Il s’est notamment illustré l’an dernier en signant une loi homophobe dite «de restauration de la liberté religieuse». Elle autorise commerçants et entrepreneurs à discriminer les minorités sexuelle sous couvert de convictions spirituelles.

Héros de la droite religieuse, cet avocat de 57 ans avait auparavant participé à la croisade contre le mariage égalitaire en tentant de l’interdire dans son Etat en 2003. Quatre ans plus tard, il avait déjà tenté de faire échouer une loi antidiscrimination. Il s’était ensuite opposé à une disposition qui durcissait les sanctions pour les crimes de haine basés sur l’orientation sexuelle, sans parler du «Don’t Ask Don’t Tell», le principe obligeant les militaires gay et lesbiennes à rester dans le placard, dont il s’est opposé à la levée.

Etat répressif
En outre, Mike Pence fait tout ce qu’il peut pour limiter le droit à l’avortement – notamment en menaçant les médecins de lourdes poursuites, faisant de l’Indiana un des Etats les plus répressifs du pays en la matière. En 2014, il a ordonné des coupes drastiques dans les programmes de planning familial et de santé. Avec entre autres conséquences, un forte hausse de cas de VIH, rappelle le site Mother Jones.

En bon républicain, il s’est aussi opposé à des mesures telles que le salaire minimum, la couverture santé et d’autres aides sociales pour les familles les plus démunies. Il rejoint au moins Trump sur ces points, ainsi que sur son rejet de l’immigration.

Un logo qui fait jaser

Rendons à l’Amérique sa grandeur, dit le slogan du magnat de l’immobilier. Dévoilé vendredi, le curieux logo de campagne du ticket Trump-Pence, avec le T de Trump qui pénètre vigoureusement le P de Pence, amuse en tout cas beaucoup les internautes…