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Libération définitive

La mort d'Alim soulève une vague d'indignation.

Alors qu’une vingtaine d’ONG émettent une déclaration visant la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun, Me Alice Nkom, l’avocate des jeunes Camerounais interpellés en raison de leur homosexualité présumée (puis relaxés en l’absence de preuves ou de témoins à charge), que nous avions interviewée sur cette affaire (lire 360° de mai 2006) annonce que l’un de ses protégés, Alim, est mort dans la nuit du 23 au 24 juin des suites du sida. Elle condamne les mauvais traitements dont son client aurait été la victime: «Il a été violé deux fois en prison par des gens qui ne se sont certainement pas protégés (…)», par ailleurs ni les soins médicaux ni l’alimentation n’auraient été appropriés à son état de santé. Selon le site Tetu.com, «Alim aurait sans doute pu être sauvé si le procureur avait respecté l’acquittement et la libération ordonnés le 21 avril, au lieu d’ouvrir un nouveau procès.» A sa libération, «on lui a retiré plus de trois litres de pus dans le poumon », poursuit l’avocate. «Je vais hurler ma douleur au Ministère de la justice, au procureur de la République, à la Commission des droits de l’homme, aux ambassades… Pour informer, dire aux autorités qu’elles sont responsables de la mort d’Alim, qu’il faut arrêter le massacre. Je ne vais pas les laisser dormir avec le sentiment du devoir accompli. Il faut que la mort d’Alim serve à quelque chose.»