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«J’aime les weirdos»

«J’aime les weirdos»

Paloma, alias Hugo Bardin, grande gagnante de la première saison de Drag Race France, sera de passage à Genève ce samedi 8 juin pour y présenter son spectacle, Paloma au PluriElles. À cette occasion, on lui a soumis cinq icônes féminines étroitement liées à la culture queer.

Depuis fin 2023, la drag queen française Paloma est en tournée dans les pays francophones, où elle présente son seul-en-scène Paloma au PluriElles. Le jeune comédien français Hugo Bardin y passe en revue toutes les «femmes de sa vie»: reines, déesses, divas et autres stars… De Néfertiti à Mylène Farmer en passant par Lova Shiva, toutes lui ont inspiré le personnage haut en couleurs de Paloma. À ce femmage, nous ajoutons Rossy de Palma, Beth Ditto, Grace Jones, Iris Apfel et Nina Hagen…

Rossy de Palma

«Maman!»

«Rossy de Palma, c’est un peu ma mère, même si la mienne ne lui ressemble pas. Je me suis toujours beaucoup identifié à elle à cause de mon physique un peu atypique. Je ne corresponds pas aux canons de beauté masculins classiques et quand je suis en drag, je ne corresponds pas non plus aux critères de beauté féminins. Plutôt que de complexer à cause de mon nez ou de ma dentition ou d’être dans la recherche d’un idéal qui ne veut rien dire, je préfère me façonner en hommage à des femmes qui, comme Rossy de Palma, ont assumé toute leur vie un physique à part. Je la trouve sublime, et tout à fait inspirante.»

Beth Ditto

«Par principe, j’aime toutes les lesbiennes»

«Je l’adore. D’abord parce que par principe, et de manière pas du tout subjective, j’aime toutes les lesbiennes. Et puis parce que c’est vraiment une des artistes-phares de mon adolescence, sa musique a accompagné une période très joyeuse et très libératrice de ma vie. Beth Ditto est restée punk, même avec le succès. Elle n’est pas dans les codes, pas politiquement correcte, elle ne s’excuse pas d’être ce qu’elle est et continue d’être célébrée pour cela. C’est ça que je trouve génial. »

Grace Jones

«Quelque chose d’extrêmement féminin et de très masculin»

«C’est l’une des premières icônes de ma vie. Je l’ai connue très jeune dans le James Bond où elle jouait la méchante – elle était géniale. Je me suis beaucoup inspiré d’elle et j’ai souvent utilisé sa musique pour mes premiers spectacles. D’ailleurs, mon look d’entrée dans Drag Race était inspiré d’une scène du film Vamp, dans lequel elle joue une femme vampire, lorsqu’elle danse coiffée d’une perruque rouge. Je trouve que Grace Jones incarne à la fois quelque chose d’extrêmement féminin et de très masculin. Elle a été très médiatisée à une époque où les femmes à la télévision étaient hyper sexualisées, réduites au statut de potiche, mais ne s’est jamais laissée marcher sur les pieds. Elle a toujours déstabilisé tous ses interlocuteurs. Je la trouve extrêmement moderne, et très drôle.»

Iris Apfel

«J’aimerais que mon drag, en vieillissant, lui ressemble»

«C’est plus qu’une icône de mode, c’est une icône de life style. C’est une inspiration de vie, d’avoir la longévité qu’elle a eue tout en étant aussi jeune, aussi moderne, aussi curieuse de tout. J’ai toujours été fasciné, admiratif et curieux des personnes âgées qui m’entouraient et de personnalités plus âgées. C’est vraiment fou de pouvoir traverser un siècle entier tout en restant curieux des générations d’après, de ne pas devenir un vieux con. Iris Apfel a toujours été en phase avec son époque. Sur le plan de la mode, les gens diraient que c’est une excentrique, mais à mes yeux c’est une enthousiaste. Elle s’est amusée avec la mode toute sa vie. J’ai plein d’objets façonnés par elle chez moi. Il y a quelques années elle avait lancé une collection de fast fashion que j’avais dévalisée : j’ai une bague avec son visage, une broche avec sa tête et ses grosses lunettes. Je l’adore et j’aimerais que mon drag, en vieillissant, lui ressemble.»

Nina Hagen

«Je l’aime par procuration»

«Quand on la voit en photo, on se rend compte qu’elle ne change pas. C’est la même qu’à ses débuts. Je ne suis pas un grand amateur de musique punk – j’étais très gothique quand j’étais lycéen –, je ne connais donc pas bien la musique de Nina Hagen. Je la connais plutôt à travers le travail des photographes qui, à l’instar de Pierre et Gilles, en ont fait une icône visuelle. Je crois que je l’aime par procuration car elle a été une source d’inspiration pour beaucoup d’artistes féminines que j’adore. J’aime le personnage, sa liberté, son attitude punk. De toute façon j’aime les excentriques, les Brigitte Fontaine, les weirdos. Parce que c’est une attitude qui est toujours excusée, toujours comprise quand elle est masculine, mais dès qu’elle est féminine elle est systématiquement interprétée comme de l’« hystérie » ou de la folie. Cela demande beaucoup plus de courage d’être comme ça quand on est femme, parce que la société vous l’interdit. Ce sont des personnalités comme Nina Hagen qui ont changé la donne. »

Paloma au PluriElles, samedi 8 juin, à 20h, Théâtre de la Madeleine (Salle centrale), Genève. Plus d’infos et billetterie: opus-one.ch, également à Morges-sous-rire, samedi 15 juin à 19h. Plus d’infos: morges-sous-rire.ch

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