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Des «Historias queer» à Filmar

Des «Historias queer» à Filmar
Hawaii, de Marco Berger.
Le festival genevois propose une soixantaine de films aux amoureux des cultures sud-américaines, dont une rétrospective consacrée à l'Argentin Marco Berger.

Depuis sa création en 1999, Filmar soutient le cinéma indépendant et les cinéastes d’Amérique latine. Ce qui en fait le plus important festival de Suisse consacré au cinéma et aux cultures de ce continent. Pour sa 25e édition, qui se déroulera en présence d’une vingtaine d’invité·e·x·s, il propose, dès vendredi 17 novembre, une soixantaine de films, longs et courts métrages confondus, dont trente-cinq avant-premières.

En ouverture, le public pourra découvrir Totem, drame familial vu à travers le regard de Sol, une fillette de 7 ans, de la Mexicaine Lila Avilés, tandis que Pequeña Flor, comédie noire de l’Argentin Santiago Mitre, avec Melvil Poupaud, sera projeté en clôture. Entre les deux des films militants et engagés, reflétant comme de coutume les réalités sociales et politiques des dix pays représentés.

Fictions, documentaires, premières œuvres se déploient au sein de cinq thématiques importantes : l’éco-activisme et les droits des peuples indigènes, les parcours migratoires et les déracinements, les multiples facettes du féminisme, les 50 ans des coups d’État au Chili et en Uruguay, ains que le cinéma queer, devenu un incontournable à Filmar en América latina.

Longs et courts métrages LGBTQIA+
Une rétrospective de cinq films, dont son premier, Plan B, est ainsi consacrée à l’Argentin Marco Berger, une référence dans la pellicule queer. Le réalisateur, qui rencontrera les festivalier·ère·x·s le le 22 novembre au Spoutnik, s’inscrit dans la section «Historias queer», avec notamment le très sensuel Hawaii (2013), ou les retrouvailles estivales de deux amis d’enfance qui se muent en jeu de séduction.

Avec Anhell69, le Philippin Theo Montoya explore les rêves, les craintes et les doutes d’une génération sacrifiée et la lutte pour continuer à faire du cinéma. De son côté le Colombien Joris Lachaise évoque, avec son documentaire Transfariana, un scandale dans une prison de haute sécurité de Bogota où un commandant des FARC épouse une ex-travailleuse du sexe transgenre. Un mariage synonyme d’un rapprochement entre deux combats.

Côté courts métrages queer, une série de cinq dont Flores del otro patio du Colombien Jorge Cadena, qui a rejoint l’équipe Filmar après des études à la HEAD-Genève, Entre performances artistiques et activisme politique sur fond d’émotion et d’extravagance, ces films brossent le portrait d’une nouvelle génération luttant pour son existence et sa dignité

Dans le volet Opera prima, Levante de la Brésilienne Lillah Halla mérite le détour. Le girl power est à l’œuvre dans cet opus queer, politique et pop, qui raconte le difficile combat d’une jeune sportive pour un avortement interdit au Brésil. La réalisatrice oppose au conservatisme et à l’extrémisme religieux qui rongent son pays une vision rassembleuse et bourrée d’énergie.

Rencontres, tables rondes, conférences, fiestas, musique et gastronomie figurent également au copieux menu du festival, qui n’oublie pas les cinéphiles en herbe avec Filmarcito. Une programmation ciblée offre aux enfants des films à voir en famille ou dans le cadre parascolaire.

Filmar en América latina, du 17 au 26 novembre, Maison des arts du Grütli, Genève, filmar.ch