Culture

17 longs métrages et 12 courts en lice pour la Queer Palm

De Valeria Bruni Tedeschi à Maryam Touzani en passant par Lukas Dhont et Lionel Baier, qui va succéder à Catherine Corsini ? Réponse le 28 mai.

La réalisatrice française Catherine Corsini, primée l’an dernier pour La fracture, préside cette année le jury de la Queer Palm. Créé en 2010, ce prix est décerné pendant le Festival de Cannes et récompense un film traitant des thématiques LGBTIQ+ ou féministes, issues de toutes les sélections. En lice lors de cette 75e édition, dix-sept longs métrages et douze courts.

On ne les citera évidemment pas tous, mais voici un aperçu des prétendants. En compétition, on trouve Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi,  évoquant l’école de théâtre fondée par le célèbre metteur en scène Patrice Chéreau, incarné par Louis Garrel. En toile de fond, la redoutable épidémie de sida. Le Belge Lukas Dhont, qui  avait décroché la Caméra d’or en 2018 avec son premier film Girl sur la transidentité, revient, lui, avec Close. Cette fois, il évoque l’amitié fusionnelle entre deux garçons de 13 ans, qu’un événement impensable sépare soudain. De son côté le cinéaste russe Kirill Serebrennikov, qui a quitté son pays, propose un opus historique, La femme de Tchaïkovsky. 

Une première dans Un Certain Regard

Dans le volet Un Certain Regard, Rodéo de Lola Quivoron suit une jeune femme au sein d’une bande de motards adepte du «cross-bitume». A noter la première sélection d’un film pakistanais, Joyland, de Saim Sadiq, dans lequel le benjamin d’une famille intègre en cachette une troupe de danse-théâtre érotique et tombe amoureux d’une starlette trans* particulièrement ambitieuse. Avec Le bleu du caftan, la Marocaine Maryam Touzani raconte l’histoire d’un couple où le mari, Halim, cache son homosexualité.

En séance spéciale, les documentaristes Simon Depardon et Marie Perennès suivent, dans Riposte féministe, des jeunes femmes dénonçant les violences sexistes, le harcèlement de rue et les remarques machistes qu’elles subissent au quotidien. La nuit, elles vont coller des messages de soutien aux victimes et des slogans contre les féminicides. Dans la section Cannes Première, ont été notamment retenus Irma Vep d’Olivier Assayas, où la Suédoise Alicia Vikander reprend le rôle de la Chinoise Maggie Cheung, ainsi que Chronique d’une liaison passagère d’Emmanuel Mouret. Le scénario est centré sur deux personnages qui ne se voient que pour le plaisir.

Festival dans le festival, La Quinzaine des réalisateurs qui fait ses adieux à son délégué général Paolo Moretti, fournit de son côté quatre candidats à la Queer Palm. On signalera plus particulièrement Feu follet du Portugais Pedro Rodigues, une œuvre de flammes et de désir, ainsi que La dérive des continents (au sud) de Lionel Baier. Le Lausannois livre le troisième volet de sa tétralogie caustique et sentimentale sur la construction européenne.

A découvrir par ailleurs dans le numéro de mai, l’essentiel de la sélection officielle. Avec en ouverture des festivités Coupez! de Michel Hazanavicius. Ce nouveau titre a remplacé l’ancien, Z (comme Z), en raison d’un risque de confusion avec la lettre « Z » figurant sur les blindés russes en Ukraine. Autre précision, 21 réalisateur·rice·x·s se disputeront la Palme d’or.

Festival de Cannes, du 17 au 28 mai. 

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8 mai 2022   Thèmes: Étiquettes :

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