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La bataille des Saint Laurent

La vie d’Yves Saint Laurent, mort en 2008, est soudain portée par deux fois à l’écran. Avant la version sulfureuse de Bertrand Bonello, un premier biopic estampillé des triples initiales sort le 8 janvier.

Paris, 1957. Yves Saint Laurent, 21 ans seulement, succède au célébrissime Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé, un triomphe, il rencontre le mécène et patron des arts Pierre Bergé, qui devient l’amour de sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent et créent la société Yves Saint Laurent.

Pour incarner son héros, Jalil Lespert a choisi le comédien Pierre Niney, hallucinant de ressemblance avec le créateur qui a révolutionné le monde de la mode par son approche moderne. L’excellent Guillaume Gallienne se coule dans le costume de Pierre Bergé aux côtés de l’ancienne miss météo Charlotte Lebon, Laura Smet, la fille de Nathalie Baye et Johnny Hallyday et Marie de Villepin celle de l’ancien premier ministre français.

Cet Yves Saint Laurent, qui se veut classe, poignant et glamour, a déjà été acheté par le producteur Harvey Weinstein pour l’Amérique. Se concentrant sur l’histoire d’amour entre YSL et Pierre Bergé, Jalil Lespert a reçu l’aval de ce dernier, qui fut le compagnon du couturier pendant plus de cinquante ans. Un soutien précieux qui a permis l’accès à l’atelier, aux archives et le droit d’utiliser les modèles de robe et de dessins originaux.

Adaptation vénéneuse
Détenant le droit moral sur l’oeuvre d’YSL, son image et la sienne, Pierre Bergé n’a en revanche pas donné son approbation à l’adaptation sans doute plus vénéneuse ou scandaleuse de Bertrand Bonello. L’auteur de L’Apollonide, se penche en effet plus particulièrement sur la période 1965-1976. Il montre un homme professionnellement au sommet de sa gloire, de son génie, de sa créativité mais qui, en proie à ses démons et ses tourments existentiels, va tomber sur le plan personnel.

Le cinéaste a confié à Gaspard Ulliel, au look également troublant de mimétisme, le rôle du créateur du smoking féminin, tandis que Jérémie Renier tient celui de Pierre Bergé. Face à eux Léa Seydoux, Louis Garrel et Willem Dafoe, qui prête ses traits à Andy Warhol. On aura le temps de revenir sur la question et de décider quel Yves nous plaît le plus puisque que ce deuxième opus, Saint Laurent, ne sort que le 14 mai prochain… le jour de l’ouverture du 67e Festival de Cannes. Simple coïncidence? Mais les internautes n’ont attendu ni l’un ni l’autre pour se déchaîner sur la toile, les uns craignant que le film de Lespert fasse l’apologie du couturier en oubliant les zones d’ombre, les autres penchant plutôt pour le Bonello.