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Plages et lieux de drague: à vos responsabilités!

Dans un article ambigu, le quotidien vaudois 24 Heures s’émeut de «frictions» entre gays et familles à la plage de Tolochenaz (VD).

Dans son édition du 30 juillet, le quotidien vaudois 24 Heures fait état de «frictions» entre familles et gays à la plage de Tolochenaz. Ce bout de littoral lémanique, situé sur le territoire de la commune de St-Prex près de Morges, accueille depuis des années de nombreux gays. Composé de petites niches entre des roseaux, le site fait le bonheur des baigneurs… dont certains se prélassent sans maillot, et se promènent occasionnellement à la recherche de rencontres sexuelles.

Des «frictions»? L’article n’en fait pas véritablement état. Ce d’autant plus que la zone fréquentée par les gays est nettement délimitée et séparée par l’embouchure d’une petite rivière de la zone familiale. D’ailleurs aucune plainte ne semble avoir été déposée par ceux que la journaliste appelle «les familles amoureuses de la nature, curieuses des oiseaux qui nichent dans les fameux roseaux», contre les «hommes en quête d’aventure.» Au lieu de cela, l’article confirme ce que l’on sait déjà depuis de nombreuses années: la police de Saint-Prex ne veut pas de nudistes sur son territoire. L’article explique qu’ayant perçu une augmentation de la fréquentation gay au cours de l’année dernière, les forces de l’ordre preyardes nous rejouent le Gendarme de Saint-Tropez: renforcement de la surveillance et distribution d’amendes pour «comportement indécent» à Frs. 250.- pièce!

«Assouvir ses fantasmes»
Commentant ces mesures, 24 Heures cite le vice-président de l’association gay-lesbienne lausannoise Vogay. De manière assez malheureuse, ce dernier aurait décrit les habitués de ce type de sites comme «des personnes plus âgées, qui préfèrent mille fois mener une vie dite normale et se rendre dans des lieux cachés pour y assouvir leurs fantasmes» et, plus loin, «des personnes qui n’ont pas la force de se construire.»

On peut douter d’une telle analyse. Compte tenu du succès de ces lieux de détente et de drague estivale en Suisse romande et en France voisine, notamment, on peut parier que leurs habitués représentent un échantillon plutôt large des gays romands. A cet égard, il convient d’appeler à observer un maximum de discrétion, de prudence, mais aussi de propreté dans ces endroits de plein air. Il en va tout autant de l’acceptation quotidienne des modes de vie gay, que du respect de sites naturels appréciés de tous.