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Groupe genevois cherche tremplin

Après quatre ans d’existence, la formation Recto Verso propose son premier album. Dérangeant, pétillant et taquin, il laisse augurer un potentiel artistique indéniable.

Un premier album baptisé La rue du chat qui pêche et composé de cinq titres seulement. Forcément, cela étonne. Et cela surprend même d’autant plus lorsqu’on connaît l’ensemble du répertoire que Recto Verso présente lors de ses passages sur les scènes romandes. «Un album de quinze titres coûte cher, explique le batteur Jérôme Godeau. Pour débuter, nous avons préféré nous contenter de ces cinq morceaux afin de montrer ce que nous étions capables de faire.» Plus étonnant encore: c’est le public, invité à remplir un formulaire durant les concerts, qui a choisi les titres de l’album!»
L’histoire du groupe a débuté comme tant d’autres. Au départ, une bande de copains qui monte des petits concerts sous l’appellation «Suicidal Spleen». Pour Lionel Gauthier, ses idoles s’appellent alors Nirvana et Noir Désir. Petit à petit, d’autres amis se joignent au groupe et les goûts musicaux évoluent. Au placard l’appellation initiale, ils se présenteront désormais sous le nom de «Recto Verso» et joueront de la chanson à texte. Un virage qui leur permet d’arriver au bon moment pour prendre la vague de la nouvelle scène française. Une chance? «Même si nous revendiquons notre appartenance à ce genre musical, nous nous sentons plus proches d’artistes comme Brassens ou Brel plutôt que Bénabar», précisent en chœur les membres de Recto Verso.
Leur local de répétition est toujours aussi petit qu’avant, mais les ambitions, elles, s’affichent en plus grand. Après quatre ans d’écriture, de composition et de peaufinements en tout genre, le premier album de Recto Verso vient donc de voir le jour. La rue du chat qui pêche, opus éclectique, retranscrit avec un certain brio le piment de ces joyeux compères. L’ensemble est traversé par les couleurs de divers styles. On passe allégrement du blues au rock, sans oublier les sonorités slaves ou orientales. On retient la précision des textes, leur côté farceur et la justesse de certaines strophes.
Malgré la qualité évidente de ce premier disque, les opportunités scéniques peinent à se préciser. «Nous envoyons régulièrement notre opus aux programmateurs des divers clubs en Suisse romande, mais la plupart du temps nous restons sans réponse, précise un peu dépité Lionel Gauthier. Il faut dire que les structures permettant de se développer dans la partie francophone de notre pays manquent cruellement et tout fonctionne au piston.» La machine à succès ne leur a certes pas encore ouvert ses portes, mais l’avenir est prometteur.

Prochain concert le vendredi 18 mars à la Maison de Quartier de Plainpalais à Genève.