Bebe Rebozo et Richard Nixon, inséparables.

Richard Nixon, un président secrètement gay

Alcoolique, violent avec son épouse et amoureux d’un conseiller aux relations troubles: la vie privée du président le plus haï de l’histoire des Etats-Unis est l’objet de nouvelles révélations.

On ne compte plus, aux Etats-Unis, les relectures queer des biographies de personnalités historiques. Après Malcolm X ou Gandhi,et à quelques jours de la sortie du biopic consacré par Clint Eastwood à J. Edgar Hoover, c’est une autre figure obscure de l’histoire américaine dont la face homosexuelle émerge: Richard Nixon (1913-1994). Selon une biographie à paraître aux Etats-Unis à la fin janvier, rapporte le «Huffington Post», l’ancien président destitué en 1972 à la suite du scandale du Watergate aurait eu une relation durable «de nature homosexuelle». Dans «Nixon’s Darkest Secrets», le journaliste Don Folsum s’intéresse particulièrement à une figure bien connue de l’entourage de Nixon, le banquier Charles Gregory Rebozo, alias «Bebe». Ce dernier aurait noué une amitié intime avec le futur président au début des années 1950.

Démonstrations d’affection
Nixon avait beau cultiver une homophobie de bon aloi à l’époque, les deux hommes auraient été vus échangeant des gestes équivoques en diverses occasions. Une fois, ils auraient été surpris se tenant la main sous la table d’un dîner officiel. Des démonstrations d’affection qui auraient fait jaser à la Maison Blanche, d’autant que Bebe Rebozo aurait entretenu des liens plutôt étroits avec la mafia.

Par ailleurs, lors de ses vacances en Floride chez Rebozo, Nixon partageait un bungalow avec le banquier, tandis que sa femme Pat se retrouvait à l’autre bout de la résidence. Selon Folsum, la malheureuse n’avait pas sa place au sein de cette relation virile. Dans l’entourage du président, on s’en serait même inquiété, conseillant à Nixon de faire preuve de moins de froideur à l’égard de Pat lors des apparitions publiques du couple. D’après des témoignages recueillis par Folsum, la First Lady aurait occasionnellement reçu des râclées de la part de son président de mari – surtout quand celui-ci était saoûl. Amère, Pat Nixon elle-même aurait alimenté les ragots en décrivant la relation de son mari avec Rebozo comme de l’«homosexualité réprimée».

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