Devenir superkiki avec l’aide du bistouri

C’est l’été: le temps des séances de fitness expiatoires et des coups de bistouri libératoires! Qui aident aussi ceux qui en veulent «une plus grande» et celles qui rêvent d’en avoir un «plus petit»…

«Au fond, je suis un artiste, un créateur». Gynécologue et chirurgien, Igor Martinek, la quarantaine, est un spécialiste de l’intimité des femmes. Formé en Suisse, en Angleterre et aux Etats-Unis, il accueille dans son luxueux cabinet de Montreux des femmes de toutes nationalités. Les Saoudiennes viennent parfois pour se faire refaire l’hymen, virginité nuptiale oblige, les businesswomen russes veulent améliorer leur sexualité en toute discrétion… dans sa salle d’attente, assez peu de Suissesses. «Au Brésil, aux Etats-Unis, en Angleterre, on parle facilement de chirurgie intime et on franchit vite le pas. Ici, les femmes ont du mal à parler de ce genre de choses», avance-t-il.

Pour une vie heureuse
Il n’y a pas d’âge pour venir voir Igor Martinek. «J’accepte même les mineures, à condition que les parents soient d’accord et qu’elles aient la maturité affective nécessaire», dit-il. Les adolescentes viennent souvent pour une nymphoplastie – une réduction des petites ou des grandes lèvres. Les plus âgées consultent parfois pour une vaginoplastie – l’élargissement ou la diminution de l’ouverture du vagin. Il y a aussi celles, plus rares, qui veulent toucher le 7e ciel plus vite ou plus longtemps en faisant amplifier leur point G. «Une sexualité épanouie contribue à mener une vie heureuse», lance Igor Martinek comme un slogan. Le gynécologue réfute l’idée que l’industrie du porno influence le choix de ses patientes. «L’inconfort, les moqueries, la détresse psychologique ou la perspective d’avoir plus de plaisir, c’est cela qui les motive.» Il pose une condition pour agir: que la patiente ait décidé seule de venir le voir. «La transformation est invisible aux yeux d’autrui, mais elle libère celles qui ont franchi le pas: elles se sentent belles, légères, désirables. L’une d’elles avait économisé des mois pour s’offrir l’opération. Elle m’a dit plus tard: je suis une autre personne», conclut Igor Martinek.

«Il pend hors de moi»
Sarah, 24 ans, est jolie comme un coeur. A la voir, impossible d’imaginer qu’elle entretienne des complexes sur son physique, et pourtant. A douze ans, elle commence à voir son sexe changer. Rien que de très normal, mais la jeune fille ne se reconnaît plus dans ce corps qui prend formes. «J’ai tout de suite trouvé mes grandes lèvres trop proéminentes, indiscrètes. Dans les livres d’anatomie, le sexe d’une femme, c’est petit, bien proportionné. Même aujourd’hui, je suis dérangée par cette chose qui sort, qui pend hors de moi», avoue-telle. Sarah est du genre pudique. «Je n’ai abordé le sujet avec des copines qu’à l’âge de vingt et un ans, pour constater que je n’étais pas la seule à avoir des complexes à ce sujet!»

Fantasmée ou réelle, cette particularité n’a en rien entravé sa vie sexuelle. «Je n’ai jamais pensé: oh mon Dieu, comment est-ce que je vais gérer quand je serai nue devant un mec?». Il n’a donc «jamais été question» d’opération esthétique. «Si l’homme avec lequel je couche aime mon corps, tant mieux. Sinon, tant pis pour lui!» lance-t-elle avec une pointe de défi.

Réveillez le Rocco Siffredi qui est en vous

Tapez «opération+pénis» sur Internet, et admirez: des milliers de pages se proposent à vos yeux ébahis, centrées sur un seul objectif: une plus grande, une plus grosse quéquette. Vous n’en avez jamais assez? Voici un aperçu de deux opérations possibles.

Rocco SiffrediLe mot de passe pour faire passer l’acteur de porno italien Rocco Siffredi pour un débutant, c’est «pénoplastie» – ou «phalloplastie». Le terme désigne principalement deux opérations. Tout d’abord, l’augmentation de la circonférence du pénis grâce à un lipofilling. Le chirurgien injecte de la graisse prélevée dans une partie de votre corps pour la réinjecter dans votre pénis, pour un gain en circonférence de la verge de quatre centimètres en moyenne – l’ampleur du résultat n’est pas garantie, on le souligne. Deuxième possibilité: augmentation de la longueur du pénis. Ladite longueur dépend en grande partie des corps caverneux situés sous la peau pénienne, au-dessus du gland. L’intervention consiste à extérioriser les corps caverneux en les libérant de leur attache interne pour un gain de taille de la verge de quatre centimètres en moyenne. Rocco n’a qu’à bien se tenir…

Panoplie pour un minou sexy

Vagin trop large, point G qui se relâche ou lèvres trop grandes, petit inventaire des miracles du bistouri pour ces dames.

Les petites lèvres
Si elles sont naturellement hypertrophiées ou asymétriques, voire lésées – par exemples après un accouchement – pas de panique: on peut réduire leur taille. La correction doit préserver leur galbe (pas question de se retrouver avec un minou à angle droit). Il est même possible de réduire le capuchon clitoridien (pas le clitoris, hein, parce que ça, on n’y touche pas). C’est l’intervention la plus fréquente chez les adolescentes.

Les grandes lèvres
Parfois elles ne recouvrent pas les petites, mais les chirurgiens peuvent augmenter leur volume. Pour cela, ils effectueront une injection ciblée de graisse prélevée à un autre endroit de votre corps ou par un produit constitué des composants naturels de la cellule et des tissus.

Le pubis
Par ailleurs, si la proéminence de votre mont de Vénus vous chagrine, bonne nouvelle: le pubis c’est comme les cuisses, y a que la liposuccion de vrai! Voire un lifting si la peau est distendue. Notons au passage qu’un vagin trop large trouvera aussi son bonheur dans la panoplie chirurgicale, puisqu’il est possible de le rétrécir et de le resserrer par une opération qui permettra enfin de sentir quelque chose quand il se passe quelque chose!

Le point G
Enfin, last but (really) not least, celles qui regrettent le temps béni où les joies du point G les amenaient aux confins du paradis peuvent à nouveau se réjouir. Les injections d’acide hyaluronique rehausseront ledit point pour des plaisirs renouvelés. Merci qui? Merci la science!

» Source : www.medfemme.com

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