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Une super-gonorrhée inquiète les chercheurs

A la suite d'une mutation génétique, un cas de résistance généralisée aux antibiotiques de l'infection sexuellement transmissible (IST) a été observé au Japon.

«Alarmant» quoique «prévisible». C’est ainsi qu’un chercheur suédois a qualifié l’apparition d’une nouvelle souche de gonorrhée identifiée dernièrement au Japon. Baptisée H041, la bactérie est résistante aux antibiotiques utilisées en dernier ressort sur des patients infectés. En l’occurrence, il s’agit d’une prostituée. «Ce qui est très inquiétant, note le Dr Magnus Unemo, car c’est déjà dans ce type de groupe que l’on craint que la bactérie puisse se propager le plus rapidement.» En 70 ans de traitement de la maladie aux antibiotiques, la bactérie «a montré une remarquable capacité à développer des mécanismes de résistance à tous les médicaments introduits pour tenter de la contrôler», a-t-il ajouté lors d’une conférence sur les infections sexuellement transmissibles à Québec, la semaine dernière.

Transmise relativement communément lors de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux, la gonorrhée se manifeste par des écoulement du pénis ou du vagin (d’où son surnom de «chaude-pisse»), une inflammation des parties génitales, des articulations, voire du coeur. Il provoque également des cas de stérilité et de graves complications chez les femmes enceintes.

Depuis quelques années, les cas de résistance aux antibiotiques ont été relevés aux Etats-Unis, plus particulièrement sur la côte ouest chez les hommes gay et bisexuels. La découverte pourrait remettre en cause la stratégie de contrôle de cette IST, qui repose actuellement sur l’utilisation d’antibiotiques, notamment les céphalosporines, un traitement bon marché et utilisable en dose unique.