Monde Argentine

Un quota de trans* aussi dans l’Armée

24 nov. 2020

Photo: FB/Ejército Argentino

L’État argentin a confirmé à des militaires plutôt réticents qu’ils seraient aussi concernés par le quota de 1% d’employé·e·s trans récemment institué dans le secteur public.

En septembre dernier, le gouvernement argentin s’était attiré les félicitations internationales pour sa décision de réparer les injustices «commises historiquement à l’égard des travestis, transsexuels et transgenres» du pays. Par décret, il avait ordonné à la fonction publique d’établir un quota de 1% de ces personnes dans ses effectifs. La mesure n’a de loin pas fait l’unanimité, en particulier au sein de l’armée. Cette semaine, elle s’est pourtant fait confirmer qu’elle appliquerait également ce décret, et a été invitée à recenser sans tarder les personnes trans* déjà sous contrat.

Selon un fonctionnaire au sein du Ministère de la défense cité par Noticias Argentinas, 90% des militaires sont hostile à la mesure. «Le problème est de savoir quelle tâche ces personnes vont accomplir. C’est une chose d’accomplir une tâche de bureau et une autre d’opérer sur le terrain, comme officier et sous-officier. Comment la personne qui est à un rang inférieur va-t-elle l’accepter?», s’inquiète la source ministérielle.

Pionnière

L’Argentine a fait office de pionnière dans de nombreux domaines des droits LGBT (mariage pour tous, changement d’état-civil, par exemple). Le décret 721/20, qui s’inspire d’une mesure du même type mise en place dans la province de Buenos Aires en 2015, prévoit la création d’un registre où les personnes trans* pourront s’inscrire et qui leur donnera accès aux offres d’emplois dans le secteur public. Son but: combattre les difficulté d’accès au travail, mais aussi à la santé, au logement et à l’éducation.

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