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Une vidéo virale mène neuf présumés homosexuels en prison

La police égyptienne a identifié et arrêté des participants à un prétendu mariage gay sur le Nil, dont les images scandalisent le monde arabe.

Neuf hommes identifiés dans une vidéo postée sur YouTube sont sous les verrous depuis la fin du mois d’août, en Egypte. Ils ont été arrêtés pour «incitation à la débauche» après un prétendu «mariage gay». Selon le «Washington Post», l’affaire aurait été déclenchée par une vidéo devenue virale le mois dernier, trois mois après sa mise en ligne. On y distingue deux hommes qui échangent des bagues, puis se donnent un baiser au milieu d’un groupe masculin. Certains des invités poussent les «youyous» caractéristiques des fêtes orientales. La scène, apparemment tournée à bord d’une péniche sur le Nil, remonterait au mois d’avril. La vidéo originale de la fête aurait été supprimée de YouTube, avant de réapparaître en plusieurs versions sur la Toile, agrémentées de commentaires horrifiés.

Un des suspects a contacté une chaîne de télévision pour clamer son «innocence». Selon lui, les participants n’étaient pas des homosexuels. La fête était en réalité un anniversaire et l’échange d’alliances, une blague.

«Provocation contre Dieu»
Le procureur général a ordonné un «examen phyique» des suspects, qualifiant la vidéo d’«humiliation» et de «provocation contre Dieu». Le site DailyNews Egypt affirme que ces tests (probablement une inspection anale censée détecter la pratique «habituelle» de la sodomie) se sont avérés négatifs.

Human Rights Watch a réclamé leur libération immédiate. «Depuis des années, les autorités égyptiennes ont arrêté, torturé et détenu des hommes soupçonnés d’homosexualité. Il s’agit d’une violation des droits humains fondamentaux», a communiqué l’ONG internationale. Non poursuivie en tant que telle en Egypte, l’homosexualité l’est sous d’autres motifs, telle que l’atteinte à la moralité.

L’affaire rappelle celle du Queen Boat, au Caire. En mai 2001, cette disco amarrée sur le Nil avait fait l’objet d’un raid de police, déclenchant des mois de délires médiatiques (satanisme, sodomie et espionnage pour le compte d’Israël…) autour des 52 suspects arrêtés.