Monde Corée du Nord

Trop gay pour devenir dictateur comme papa

20 déc. 2011

Des rumeurs insistantes circulent autour du Kim Jong-chul, deuxième fils de Kim Jong-il. «Efféminé», il aurait été écarté au profit de son cadet, le replet Kim Jong-un.

Cela semblait déjà acquis avant même la mort du leader adoré: le prochain leader de la Corée du Nord sera sans doute Kim Jong-un, le troisième fils du regretté Kim Jong-Il. Et pourquoi pas le premier? Il s’est fait griller son privilège dynastique après s’être fait arrêter au Japon, en 2001. Il avait alors piteusement avoué être venu visiter le Disneyland local, muni d’un faux passeport de la… République dominicaine. Pour passer inaperçu, on a fait mieux. Aux dernières nouvelles, Kim Jong-nam vivrait heureux à Macao.

Et le deuxième fils, alors? Après tout, Kim Jong-chul, âgé de 30 ou 31 ans, a bénéficié comme ses deux frangins d’une excellente éducation en Suisse. Il occuperait aujourd’hui un poste de vice-président du bureau politque du Parti. Sinon, on sait peu de choses de lui: il nourrirait une fascination pour Eric Clapton, suivant la tournée du chanteur américain en Allemagne en 2006, et au début de cette année à Singapour. Un document révélé par WikiLeaks a même mentionné que le régime avait même tenté d’inviter la star à Pyongyang. Il aurait décliné.

«Comme une fille»
Hélas, Kim Jong-chul serait irrémédiablement efféminé. Peut-être même un peu gay sur les bords, envisage Queerty.com. Les rumeurs remontent à 2003, quand l’ancien cuisinier japonais de Kim Jong-il sort un bestseller sur la vie au palais de Pyongyang. Le livre révèle que Kim Jong-il estimait son deuxième fils incapable de gouverner. «Il ne vaut rien parce qu’il est comme une fille», aurait décrété le dictateur. C’est précisément cette année-là que la figure de Kim Jong-un, le troisième fils, est montée en puissance.

Dommage. Au moment où les premiers chefs de gouvernements ouvertement gay et lesbiennes font leur apparition en Islande et en Belgique, la Corée du Nord aurait pu montrer au monde le glorieux et flamboyant spectacle du premier autocrate gay. Mais ce n’est que partie remise.

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