«Indianara», d'Aude Chevalier-Beaumel et Marcelo Barbosa

Queersicht raconte le monde à travers les minorités

Entre gay, trans, bi ou polyamour, le festival bernois propose 64 longs et courts métrages en provenance de vingt pays.

Après Everybody’s Perfect à Genève, c’est un autre festival LGBTQI qui vous donne rendez-vous au public, à Berne cette fois, dès le 7 novembre. Pour sa 23e édition, Queersicht, plus ancien événement du genre en Suisse, propose quarante longs métrages et vingt-quatre courts, divisés en trois blocs de huit. Fictions ou documentaires, inédits ou vus ailleurs, ils proviennent d’une vingtaine de pays, Europe, Etats-Unis, Amérique latine, Asie, Afrique du Sud.

La manifestation ouvre avec «And Then We Danced» de Levan Akin, évoquant un flirt contrarié entre deux jeunes danseurs dans la Géorgie orthodoxe. Le monde de Merad est bouleversé avec l’arrivée dans la troupe du charismatique Irakli, qui devient son plus fort rival et son plus grand désir.

Parmi les films de l’année, nous en avons choisi trois. Et tout d’abord «Indianara», un documentaire brésilien signé Aude Chevalier-Beaumel et Marcelo Barbosa. Activiste trans de 50 ans, Indianara, engagée dans la défense des minorités, incarne un modèle de lutte contre la multiplication des assassinats et le recul des droits au Brésil.

L’Allemand Thomas Moritz Helm se penche, lui, sur le polyamour dans «Heute oder Morgen». Maria et Niels s’aiment tout en s’offrant quelques libertés. Le couple rencontre Chloe et c’est ainsi que naît une romance à trois intense. Mais une nouvelle inattendue met leur relation à l’épreuve.

Avec «Becoming Me», Martine de Biasi accompagne Marian pendant plus de huit ans, du premier doute sur sa sexualité jusqu’après sa conversion. En même temps la réalisatrice, amour de jeunesse de Marian, montre la façon de gérer ses propre scrupules ainsi que la réalité sociale dans le Tyrol du Sud.

De nombreuses manifestations, festives ou non, complètent le copieux menu du Festival. On retient plus particulièrement un colloque sur l’intersexuation illustrée par des films comme «Ni d’Eve ni d’Adam» ou «Erik & Erika». À suivre également un sex salon, My Wonderful Aging Program, avec Mathilde Lein de Berlin. À bientôt 70 ans, elle a un besoin urgent de maintenir sa libido et invite ses congénères à rester en mouvement!

» Queersicht, Festival de films LGBTI de Berne, du 7 au 13 novembre, queersicht.ch

Laisser un commentaire

*

À lire également